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Potable

Protection de l’eau : le SAGE organise une enquête publique. Soyons fous : demandons aussi un débat public.

jeudi 12 mars 2009, par Marie-Jo Flahaut

Une enquête publique sur la protection de l’eau dans le périmètre du SAGE de l’Huisne (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux) se déroulera du 16 mars au 16 avril 2009 inclus.
Pourquoi nos éluEs n’organiseraient-ils pas une réunion publique pour qu’enfin un débat de plus grande ampleur puisse s’instaurer ?

Avec le SAGE, demandons à nos élus d’ouvrir le débat sur la protection de l’eau.

Sur ce site, la Charte du Parc a largement fait débat. Pour ceux qui ont eu le sentiment de ne pas avoir fait partie du débat « PUBLIC », l’occasion leur est donnée au travers de l’enquête publique qui s’ouvre sur le SAGE de l’Huisne (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux).

A la mairie du Theil, mercredi 18 mars de 14h à 17h, le commissaire enquêteur peut vous donner des informations, et en retour vous pourrez donner votre avis. C’est le but d’une enquête publique.

C’est donc le moment d’exprimer vos attentes en matière de protection de la ressource en eau, que l’on fasse partie du Parc ou non puisque le SAGE ne limite pas ses projets d’actions aux frontières du Parc.

Pour ma part, je demanderai entre autres :
Quels sont les moyens qui seront mis en place pour aider les particuliers à mettre aux normes leurs installations d’assainissement non collectif ?
Lors de la mise en place d’un périmètre de protection autour d’un captage d’eau, pourquoi les restrictions en matière de produits chimiques touchent l’entretien des espaces publiques, les jardins des particuliers et pas les terres cultivées.
En effet pourquoi dans ce cas interdire au cantonnier de mettre quelques kilos de Roundup® sur les espaces publics alors que les terres cultivées autour du captage peuvent en recevoir plusieurs tonnes ?
Cette question n’est pas destinée à ennuyer les agriculteurs dont certains ont pris conscience du problème !

Auparavant, j’aimerais qu’une réunion publique soit envisagée par nos élus, pour qu’enfin un débat public de plus grande ampleur puisse s’instaurer.
Notamment avec la présence de Monsieur Jean-Pierre GERONDEAU président de la CLE à l’origine du SAGE et président du Parc Naturel Régional du Perche.

POURQUOI :

Ce que dit la Charte du PARC qui s’appuie sur le SAGE pour mener à bien ses engagements dont l’un est : « Préserver l’environnement comme enjeu pour la santé ».
- « Cet objectif général vaut notamment pour la lutte pour la protection de la qualité des eaux, la prévention des pollutions, la réduction des intrants agricoles et les mesures en faveur de la protection du climat ».
- « En articulation avec ces objectifs, il (le Parc) s’implique fortement pour la préparation et la réalisation des mesures des SAGE qui concernent son territoire. À ce titre, il se mobilise particulièrement en matière de sensibilisation et d’information, de préservation des zones humides et de prévention des pollutions ».
- « Le projet de développement durable pour le Perche est conduit avec la participation active des habitants, au service desquels l’action du Parc est fondamentalement destinée. Ce sont les habitants qui détiennent pour beaucoup, les clés de l’avenir environnemental, patrimonial et écologique du Perche et, d’une manière plus générale, de la qualité de la vie sur le territoire. La participation active des habitants est essentielle à la réussite du projet de développement durable du Perche ».

L’enquête PUBLIQUE va nous permettre de nous exprimer sur les enjeux mis en évidence par le SAGE de l’Huisne.

Ce que dit le SAGE :
Ces enjeux concernent très majoritairement le territoire du Parc, et sont les suivants :
- la protection et la réhabilitation des écosystèmes aquatiques
- l’amélioration de la ressource en eau potable
- l’amélioration de la qualité de l’eau de surface
- la lutte contre les inondations

Le SAGE constate que « La qualité des eaux est globalement passable sur le bassin de l’Huisne. On note l’apparition de phénomènes d’eutrophisation dans les eaux superficielles et également de fortes teneurs en nitrates et pesticides sur certains captages.
Sur l’Huisne, la quantité d’eau potable produite est suffisante pour répondre aux besoins, mais on constate une vulnérabilité importante de la ressource. Les captages exploitent des aquifères libres vulnérables face aux pollutions chroniques ou accidentelles.
On constate la présence ponctuelle de MOOX et également une mauvaise qualité bactériologique sur le bassin versant. Cela est du notamment aux dysfonctionnements des assainissements collectifs et autonomes »
.

Le SAGE a évalué que « la vallée de l’Huisne est la zone la plus peuplée du bassin versant. Une majorité des habitations sont raccordées à un réseau collectif d’assainissement mais une part non négligeable de la population est encore non raccordée.
La vallée de l’Huisne est un corridor économique composé à 50 % d’usines agro-alimentaires, d’une importante papeterie et de plusieurs industries de traitements de surface et d’activités mécaniques. L’activité agricole y est également très présente. Elle se caractérise par des systèmes intensifs basés sur l’élevage (bovins et/ou hors sols) et les céréales. La présence importante de matières organiques, de phosphore, de micropolluants et la mauvaise qualité bactériologique soulignent essentiellement des dysfonctionnements des dispositifs d’assainissement de rejets industriels et de rejets domestiques. La présence de nitrates et de pesticides démontre une pollution d’origine agricole notable »
.

Sur l’eau potable « les forages qui exploitent la ressource souterraine sont pour la plupart vulnérables aux pollutions : 80 % des forages de la Sarthe et d’Eure-et-Loir ainsi que la majeure partie des forages de l’Orne exploitent des aquifères libres. Les problèmes de pollutions observés, cumulés avec la perméabilité des nappes phréatiques, engendrent une forte vulnérabilité de la ressource en eaux souterraines. Les prises d’eau superficielles sont aussi victimes de pollutions mais leur vulnérabilité immédiate provient davantage des pollutions accidentelles que des pollutions diffuses ».


Message de Perche Avenir Environnement

L’enquête publique se déroulera du 16 mars au 16 avril 2009 inclus. Le dossier d’enquête sera consultable dans chacune des 187 mairies concernées par le périmètre du SAGE.

Cependant, pour les personnes qui n’auront pas l’occasion de se déplacer, Perche Avenir Environnement se propose de recueillir tous vos avis sur son Blog afin de les transmettre au commissaire enquêteur.

10 Messages de forum

  • Concernant la publicité faite sur cette enquête publique, ce n’est pas en se contentant du minimum légal de communication, que la population va être sensibilisée à une thématique aussi sensible que l’eau alors que l’eau dans le PNRP, est globalement « de qualité passable à mauvaise ». La commission d’enquête concernant le projet de révision de la Charte du PNRP estime dans son rapport « indispensable de protéger la ressource en eau…. Le Parc devrait jouer un rôle actif et substantiel dans la mise en œuvre des objectifs des SAGE ».

    Je constate qu’il y a eu un large débat sur ce site sur le fait que les élus St Germain n’aient pas dit OUI à la Charte. Mais personne ne prend à coeur les problèmes de fond dont la protection de l’EAU fait partie.

    Si c’est seulement pour avoir un « Label Parc » apposé sur une boite vide que le débat a eu lieu, je ne vois pas l’utilité de ce label. Il faut aussi savoir relever les manches pour défendre son patrimoine naturel !

    L’enquête publique c’est au moins le moyen de dire que l’on veut que notre EAU soit préservée et plus polluée ! Que l’on veut de l’aide pour notre assainissement non collectif ! Par contre « on » sait « râler » quand le technicien du SPANC demande 120 euros. Le SAGE a créé une fiche d’action sur l’assainissement non collectif, qui l’a lu ???

    On dirait que ça n’intéresse personne. Pour preuve, il n’y avait personne ce mercredi 18 mars à la mairie du Theil où s’est tenue l’enquête publique. (En tous cas de 14h à 16h) Tant d’indifférence pour son patrimoine naturel ça me désole !

    Le SAGE dit : « le premier objectif spécifique du SAGE relatif à la préservation de la ressource en eau touche en particulier la santé humaine dans la mesure où il vise à assurer un approvisionnement en eau potable des populations. Cet objectif se traduit notamment par l’amélioration de la qualité des eaux brutes, la protection des captages et la maîtrise des besoins en eau ».

    Et aussi : « Plusieurs actions inscrites dans le SAGE auront un impact sensible sur le paysage. Il s’agit notamment du développement de la plantation de haies, la préservation des zones humides qui permettent de recomposer le maillage bocager, d’actions d’entretien et de restauration des cours d’eau mais aussi de reméandrage et de généralisation de bandes végétalisées le long des cours d’eau qui valoriseront les fonds de vallées ».

    Et cela que l’on fasse partie du PARC ou NON ! Dire OUI ou NON au SAGE c’est s’impliquer, c’est manifester un intérêt !

    Si cela n’intéresse personne, pour moi cela voudra bien dire que certains « râleurs » ne veulent qu’un « Label Parc » apposé sur une boite vide !

    Alors pourquoi n’y a t’il pas eu de débat public sur l’eau au niveau du canton ? Maintenant c’est trop tard pour le débat, l’enquête a commencé sans faire bouger le crayon ou le clavier des « amoureux » du PARC.

    Mais il n’est pas trop tard pour donner son avis ! Ne serait-ce qu’un OUI ou un NON ! C’est à vous de décider !

    Et cela au même titre qu’il y a eu une enquête publique sur la Charte du PARC, à laquelle pratiquement personne n’a participé. L’enquête publique c’est le moyen officiel pour le citoyen de se faire entendre. Nos élus auront eux aussi à se prononcer sur le SAGE...

    Vous voulez qu’ils le fasse sans vous ???

    Vous avez jusqu’au 16 avril 2009 !

    Vous avez la possibilité de dire OUI ou NON sur le blog de PAE qui transmettra votre avis au président de la commission d’enquête.

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    • un « Label Parc » apposé sur une boite vide : quelle belle image .......

      quels sont les enjeux du SAGE ? quelles mesures en découleront ? quelles obligations pour les populations concernées, pour les entreprises, pour les exploitations agricoles, pour les communes, pour tous ??

      Dans quels délais ces nouvelles mesures devront être mises en place ? 2015 c’est demain ....

      Et qui va payer ces nouvelles mesures démesurées financièrement ?? avec quel argent, surement encore avec celui du contribuable racketté encore plus par un Etat qui n’a plus de sous ... Il faut absolument que chacune et chacun puisse découvrir les fiches actions du SAGE ....... une belle lecture en perspective. un contribuable effaré

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      • Il n’est pas normal que le contribuable « lambda » soit encore taxé.
        Quand appliquerons-nous enfin le principe du « pollueur-payeur » ?
        C’est la profession agricole qui pollue le plus, suivie par les industriels.
        A côté, la pollution des ménages, c’est du pipi de chat.
        Et ce sont pourtant les ménages qui paient (à 90%) pour les mesures de dépollution.
        Mais, à chaque fois qu’il a été question de s’attaquer aux origines des pollutions, les parlementaires et le gouvernement se sont couchés face aux lobbies des agriculteurs et du patronat.

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      • Les enjeux sont bien expliqués et sont :

        • La lutte contre l’eutrophisation, • La protection et réhabilitation des écosystèmes aquatiques, • L’amélioration des ressources en eau potable, • L’amélioration de la qualité des eaux de surface, • La lutte contre les inondations, la réduction des facteurs aggravants et la prise de conscience du risque.

        Ces enjeux s’articulent autour de trois grandes thématiques :

        • L’hydromorphologie, avec les défis d’assurer la continuité écologique des cours d’eau, de protéger et de réhabiliter les écosystèmes aquatiques, • La qualité des eaux, avec le défi de réduire les pollutions d’origine azotée, hosphorée et les produits phytosanitaires, • L’eau potable, avec les défis d’assurer la qualité de la ressource en eau potable (souterraine et superficielle), de sécuriser, de diversifier et d’optimiser quantitativement la ressource en eau. • Amélioration des ressources en eau potable.

        Si vous êtes contre ces mesures, vous avez la possibilité de le faire savoir au commissaire enquêteur.

        Si l’on prend l’option de ne rien faire aujourd’hui, il faudra payer davantage demain !

        Plus ça se dégrade et plus il faudra mettre de l’argent sur le tapis. Et il ne sera pas sûr que « demain » on puisse arriver à atteindre tous ces objectifs de reconquête de l’eau.

        Que transmettrons nous alors à nos enfants. Nous avons TOUS participé à la dégradation de notre eau et sans NOUS poser de question, il n’y a rien de gratuit !

        Exemple : Si on ne protège pas nos captages d’eau potable, ils sont irrémédiablement contaminés. Dans ce cas on va faire un forage plus loin. Mais cela a un coût, et dans ce cas là qui paye ? Et bien le consommateur d’eau potable…

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        • Nous avons TOUS participé à la dégradation de notre eau et sans NOUS poser de question


          Quoi de commun entre une petite vieille qui consomme bon an mal an ses 38m3 d’eau et l’usine d’à côté qui rejette ses effluents dans la rivière ou l’agriculteur industriel qui sature la terre de ses épandages de lisier ?
          Il faut garder la mesure. Nous ne sommes pas tous coupables au même degré.
          Avez-vous vu dans le canton toutes les haies qui viennent d’être arasées sans que quiconque intervienne ? Il paraît que le Parc devait protéger les haies... La destruction des haies participe aussi de la pollution de l’eau.
          La première mesure à prendre, c’est d’interdire de polluer, et interdire la destruction des haies existantes est l’une de ces mesures.

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          • Concernant les haies, je me permets de vous renvoyer à la fiche Action n°104 prévue par le SAGE ici : http://www.sagehuisne.org/IMG/pdf/F...

            Soit les actions proposées vous conviennent, soit elles vous semble insuffisantes ou l’inverse. Mais écrivez le au commissaire enquêteur.

            Concernant l’eau, faites un copier/coller de vos propos au commissaire enquêteur, il entendra votre irritation et en tiendra compte dans son rapport.

            Et ce, comme cela a été fait pour la Charte du Parc, dont le rapport de la commission d’enquête est visible ici : http://www.cr-basse-normandie.fr/do...

            Quand les commissaires auront rendu leur rapport sur le SAGE, vous pourrez en avoir connaissance sur Internet et voir si ils ont tenu compte de vos remarques. Il n’est pas besoin d’avoir son BAC pour leur écrire !

            Donc pas de timidité, pas de complexe à avoir, allons y tous de nos plumes !

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  • Oui, il faut un débat de grande ampleur. de nos jours, il faut absolument faire des débat démocratiques contrairement au non-débat pour l’adhésion au Parc du Perche de St Germain. Marie-jo, que peut-on faire pour qu’on nous entende...

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