Le Pic Vert moqueur
Accueil du site > • Politique sociale > La SAUR nous prend pour des cruches. Nos élus aussi.

Eau

La SAUR nous prend pour des cruches. Nos élus aussi.

mardi 18 septembre 2007, par le Pic Vert

Tous les ans, la SAUR, marchand d’eau en situation de monopole sur trois communes du canton, augmente ses tarifs.
Cette année, l’augmentation de sa part est de 2,33% alors qu’elle n’a fait aucun investissement. Personne ne lui a demandé pourquoi, même pas le président du syndicat des eaux, René Théotime. C’est ce que le président prétend. Mais René Théotime nous a déjà fait le coup, quand il prétendait tout ignorer d’un « rapport » qu’il avait signé et adressé quelques jours auparavant aux membres du syndicat des eaux.

Dans le dernier rapport annuel de la Direction départementale de l’agriculture et de la forêt (DDAF), on apprend que les seuls travaux effectués en 2006 sont le renouvellement de la canalisation d’eau à l’entrée de St-Germain de la Coudre à l’occasion de la réfection de la D7 et ce pour une somme de 12 853,15 euros.

Interrogé par une abonnée le 17 septembre, René Théotime déclare que ces travaux ont été pris en charge par le syndicat et non par la SAUR.
Pourtant, c’est la SAUR qui a augmenté ses tarifs de 2,33% (+ 2,33% sur le prix de l’abonnement, + 2,33% sur le prix de l’eau), la part du syndicat n’ayant pas bougé d’une année sur l’autre.
Ce qui porte le prix officiel du m3 d’eau à 1,90 euros pour 120 m3.

En France, l’eau, la fourniture d’eau est un service public.
Le droit à l’accès à l’eau potable est un droit inaliénable.
L’eau est gérée par des syndicats des eaux communaux ou intercommunaux.
Et pourtant, dans maintes communes, les syndicats des eaux ont délégué leurs responsabilités à des multinationales dont les objectifs sont à l’opposé de la mission du service public. Le principe est simplissime : Au public, donc à l’usager, la charge des investissements et les grosses réparations. Au privé les profits.

Sur le canton, un SIAEP (syndicat intercommunal d’adduction d’eau potable) regroupe les communes de St-Germain de la Coudre, Gémages et l’Hermitière qui y envoient chacune deux déléguéEs.
Son président est René Théotime, conseiller municipal de St-Germain de la Coudre.
Quand ce dernier est devenu président, l’eau était déjà en affermage depuis 1993. L’heureuse bénéficiaire était la CISE (filiale de la société Saint-Gobain), absorbée en 1997 par la SAUR (groupe Bouygues). Le contrat était d’une durée de 12 ans.
Interrogés sur les coûts prohibitifs de l’eau, lui et les délégués répondaient invariablement : « Ce n’est pas notre faute, le contrat d’affermage a été signé par nos prédécesseurs ».

Des manantEs veulent s’inviter dans le débat !

A partir de 2003, deux ans avant l’échéance du contrat d’affermage, des manantEs ont commencé à réclamer avec insistance la réunion d’une commission consultative prévue dans les textes sur la participation des habitants. Refus du président du SIAEP : cette commission n’est obligatoire que dans les agglomérations d’une certaine importance. Et pourtant, ils avaient des éléments à apporter au débat : hors assainissement, l’eau était facturée 1,72 euros le m3 pour 120 m3 consommés [1]. Devant les villes les plus chères (Lyon, Toulon, Nice…) : à peine 1,68 euros !
Le prix moyen de la facture avec assainissement était à 3,11 euros le m3 à St-Germain de la C., contre une moyenne en France de 2,74 euros.
Ils rappelaient l’inégalité devant ce « service public » : dans l’Orne, l’eau est facturée à des prix variant de 1 à 3,7 selon le lieu d’habitation et à des prix variant de 1 à 10 selon la consommation !
Ils dénonçaient le dépôt de garantie obligatoire et dû uniquement par les locataires.
Ils dénonçaient le principe de l’abonnement, part fixe payable à l’avance qui n’est qu’une avance de trésorerie non récupérable (de 143f/an à Mortrée (distribution publique) à 750f/an à Neuvy au Houlme (SAUR). Sur le SIAEP, 448,70f [2]).
Ils demandaient un retour à la régie publique (un gain de … 30 à 43 % sur les factures !). Enfin, ils rappelaient que lors de la première réunion sur l’assainissement à l’Hermitière, le maire de ce lieu avait promis d’organiser une réunion publique pour discuter des choix qui se posaient (prorogation du contrat avec la SAUR, contrat avec un autre fournisseur ou retour au public…).

Lors de discussions individuelles, des conseillers municipaux, y compris des délégués au SIAEP, se montraient sensibles à ces arguments et disposés à étudier un retour éventuel à la régie publique.

A défaut d’un lieu de débat où exposer ses arguments, une abonnée a distribué aux déléguésE au SIAEP et à des conseillers municipaux une étude portant sur le SIAEP de Bellou-le-Trichard, voisin du SIAEP de St-Germain, et sur le SIAEP de Soligny-la-Trappe (nord du Perche), ce dernier de même importance numérique que celui du SIAEP de St-Germain, tous deux en régie directe.

En régie publique, l’eau est vendue au prix coûtant et non assujettie à la TVA

Que révélait cette étude (voir ci-dessous) ?
Elle révélait qu’unE habitantE de Soligny payait son eau 37,51 % moins cher qu’ici.
Elle révélait qu’unE habitantE de Bellou la payait 29,43 % de moins. (L’eau vendue en régie directe n’est pas assujettie à la TVA, sauf si les élus le demandent. Vendue au prix coûtant, elle n’est pas non plus une source de profit pour une multinationale.)
Elle révélait que le retour à la régie publique ne nécessite pas de gros moyens matériels ni de gros moyens humains, seulement un petit peu d’organisation et des éluEs motivéEs et attachéEs au service public.

La procédure de renouvellement est très codifiée et dure quasiment une année.

Lors d’une de ses réunions, c’est prévu dans les textes, le conseil devait discuter des mérites respectifs de l’affermage et de la régie directe.

(Il est à noter qu’aucun des trois conseils municipaux n’avait préalablement inscrit cette réflexion à son ordre du jour.)

De discussion, il n’y en eut aucune ! Le président, René Théotime, ouvrit la réunion .. sur la constitution de la commission d’ouverture des plis (pour choisir les futures entreprises privées volontaires pour pressurer les usagers captifs). Ensuite fut discutée la durée de l’affermage à venir.

L’affaire était dans le sac et la séance allait être levée quand la secrétaire fit remarquer au président que les déléguéEs n’avaient pas voté pour un nouvel affermage. Or, sans ce vote, censé clore la discussion sur les avantages respectifs de la régie directe et de la délégation, la délibération était nulle !

Qu’à cela ne tienne. Le président annonça qu’il allait procéder au vote :
- « Pour l’affermage ou pour la régie » lança-t-il.
Timidement, un délégué répondit :
- « On pourrait peut-être discuter de la régie ».
Le président le rabroua, péremptoire :
- « Vous avez reçu mon rapport ! ».

Ah ! ce « rapport » ! Quelques jours avant la réunion, le président affirmait à une abonnée qui l’avait lu chez un conseiller, qu’il n’existait pas, et niait absolument avoir rédigé ou signé quoi que ce soit. Qu’il ne l’ait pas rédigé est très plausible : ce « rapport » est un texte standard, le genre de texte que peuvent fournir les multinationales de l’eau à leurs supporters, qui assène des contrevérités et des affirmations sans fondement en faveur de la privatisation de l’eau.

Tout aussi timidement, un second délégué demanda confirmation que le conseil du SIAEP pourrait changer de décision en faveur de la régie si les conditions des délégataires n’étaient pas satisfaisantes. Le président confirma, rassurant.

Sachant que le conseil n’avait jamais protesté contre les augmentations systématiques et systématiquement injustifiées de la SAUR, qu’il n’avait jamais protesté contre ses abus (facturation de « frais » non dus —« mutation », « intervention », « relance »—, décalages du paiement des acomptes), qu’il n’avait jamais protesté contre les coupures d’eau même lorsqu’elles touchaient des familles avec des nouveau-nés (au contraire, des membres de ce conseil confiaient volontiers, en privé, que le choix de l’affermage résidait dans le fait que le fermier n’avait pas d’état d’âme pour récupérer les dettes d’eau !) sachant que le conseil ne l’avait jamais obligé, conformément à la loi, à envoyer les analyses de l’eau avec les factures, on pouvait douter qu’il trouve les conditions insatisfaisantes.

A la réunion qui devait débattre du choix du délégataire, il n’y avait qu’un seul candidat : la SAUR. Dont les conditions furent jugées assez satisfaisantes pour que le président lui signe un nouveau blanc-seing de 12 ans.

Deux changements : les cautions n’existent plus. Une nouvelle loi les interdit. Elles avaient été encaissées sur la base d’une consommation de 100m3. Dix ans après, elles ont été remboursées sur la base de 60m3.
Et les paliers de la tarification dégressive sont passés de trois à deux.

Toute cette mascarade d’appels d’offres dans la presse, de commission d’ouverture des plis, pour arriver à ça, une comédie dont la fin était écrite avant le début.

Pour résumer, la décision de vendre les usagers à la multinationale SAUR fut prise par la volonté d’une seule personne et grâce à la résignation des quelques 1100 abonnéEs.

Chaque année, un rapport est adressé aux conseils municipaux qui résume le nombre de m3 débités sur le syndicat, les travaux effectués (il reste quand même 12 branchements en plomb alors que ceux-ci sont interdits depuis des années !), les recettes d’exploitation (- 0,87% pour le syndicat, + 9,81% pour la SAUR en 2006 !), les tarifs. Mais qui ne mentionne jamais le nombre de coupures de compteurs chez les familles incapables d’honorer leurs factures imbuvables (il est vrai que le président du SIAEP affirme qu’il n’y a pas de coupure quand les personnes en difficulté se font connaître auprès de lui).

Un résumé de rapport est lu. Et puis c’est tout.

L’essentiel n’est-il pas que les abonnéEs enrichissent encore plus les multimilliardaires de l’eau ?
Déclaration de Martin Bouygues, le 1er mars 2005, après la cession de la SAUR :
« J’ai (..) pris la décision importante de céder Saur pour 1 031 millions d’euros, soit une plus-value nette de 221 millions d’euros pour Bouygues... »

Contribution
Pour un retour du service des eaux en régie publique

Quelques chiffres

En moyenne, en France, l’eau coûte 1,23 € le m3 aux abonné-e-s qui paient leur facture à une entreprise privée contre 1,03 € pour les autres. Les usagers du SIAEP de St-Germain sont dans la tarification la plus chère de France, bien au-dessus de la moyenne française.
46 % des communes sont en régie publique et ce chiffre augmente de jour en jour, nombre de communes optant pour le retour à la régie directe à la fin du contrat d’affermage.
Dans l’Orne, de nombreuses communes (dont Flers) ont résisté à la privatisation.

Quels sont les avantages et les inconvénients de la gestion directe du service des eaux ?

Nous avons rencontré M. Chobert, maire de Bellou-le-Trichard qui présida longtemps le SIAEP de Bellou-le-Trichard - Pouvrai (288 abonné-e-s), et M. Bréard, maire de Soligny-la-Trappe dont le SIAEP (Soligny-la-Trappe - Ste-Céronne-lès-Mortagne - St-Aquilin-de-Corbion - St-Martin-des-Pézerits) est d’importance numérique comparable à celui de St-Germain-de-la-Coudre - Gémages - l’Hermitière. Les SIAEP de Bellou et de Soligny sont en régie publique.

Les coûts pour l’usager

SIAEP Bellou

Abonnement ordinaire 46 €
Abonnement secondaire 30,50 €
0 à 100 m3 0,99 €
100 m3 et + 0,64 €

Soit pour un usager de 120 m3 = 160,76 €

SIAEP Soligny

Abonnement ordinaire 58,43 €
Abonnement secondaire 30,87 €
0 à 100 m3 0,61 €
101 à 200 m3 0,53 €
201m3 et + 0,44 €

Soit pour un usager de 120 m3 = 130,03 €

SIAEP St-Germain

Abonnement ordinaire 68,19 € ht (1)
0 à 50 m3 1,0672 € ht
51 à 100 m3 0,9164 € ht
101m3 et + 0,6437 € ht
Participation achat d’eau (2) au m3 0,1415 € ht

Soit pour un usager de 120 m3 = 208,07€ y compris TVA, redevances non incluses (197,224 € ht (3)

IMPORTANT : LES SIAEP EN REGIE DIRECTE DE MOINS DE 3000 HABITANTS PEUVENT OPTER POUR LE NON-ASSUJETTISSEMENT A LA TVA. DANS CE CAS, L’USAGER N’EST PAS REDEVABLE DE LA TVA (4). L’option « avec TVA » n’est intéressante qu’en cas de gros investissements pour travaux sur le réseau.

Personnel

SIAEP Bellou
Fontainier (cantonnier) : 7h par semaine
Secrétaire (secrétaire de mairie) : 3 h par semaine
Les gros travaux sont commandés à la SAUR. Recherche de fuites : SAUR ou artisans plombiers.

SIAEP Soligny
Fontainier (cantonnier) : 84h par mois (relève et ferme les compteurs, entretient les 4 châteaux d’eau, surveille la station de pompage) + vacations (dépannages) + indemnités de transport et téléphone.
Les autres travaux sont effectués par des artisans plombiers (priorité du SIAEP sur les autres clients).
A sollicité une fois la Lyonnaise des eaux pour détecter une grosse fuite (fuite dans un ruisseau difficile à repérer).
Secrétaire (secrétaire de mairie) : 65 h par mois

(Contrairement à ce qu’affirment les partisans de l’affermage, les « astreintes » ne constituent pas un surcoût pour les régies directes. En cas de fuite, par exemple, le SIAEP de Bellou appelle la SAUR, celui de Soligny a recours soit au fontainier soit à l’un des artisans plombiers qui travaillent pour lui.)

SIAEP St-Germain
Secrétaire (secrétaire de mairie) : indemnité forfaitaire.

Import-export

SIAEP Bellou
Importe de l’eau du SYMPEPPS par sécurité (revendue aux usagers à prix coûtant), exporte de l’eau au SIAEP St-Germain.

SIAEP Soligny
Aucune importation.

Avantages de la régie directe

Factures honnêtes ;
Coût de l’eau incomparablement moins cher (–37,51 % dans le cas du SIAEP de Soligny ; 29,43 % de différence avec le SIAEP de Bellou…) ;
Augmentations rares (3 % d’augmentation injustifiée en un an pour la SAUR —abonnement et prix de l’eau—, aucune augmentation sur le SIAEP de Bellou entre 1997 et septembre 2002 —à cette date, + 2,02% uniquement sur le prix de l’eau.) ;
Ecoute humaine des problèmes en comité syndical (négociations en cas de fuites, remises gracieuses, etc.).

Inconvénients de la régie directe

Uniquement pour les président-e-s des SIAEP et les maires qui sont sollicité-e-s en cas de problème. Mais ces sollicitations sont exceptionnelles (fuites essentiellement) et aucun des élus interrogés (eux-mêmes objets de sollicitations) envisage un passage en affermage.
La régie directe nécessite des élu-e-s attaché-e-s au service public.

Perspectives

Le SIAEP de St-Germain géré en régie publique pourrait fusionner avec le SIAEP de Bellou.

Monique Titaux, 15 avril 2004

(1) Pour 2003 et non 67,76 € comme indiqué dans le rapport (19 mars 2004) du président du SIAEP de St-Germain.
(2) L’achat d’eau est systématique depuis plusieurs d’années.
(3) et non 179,81 € ht comme l’écrit le président du SIAEP de St-Germain (rapport 19 mars 2004).
(4) options valables pour la distribution comme pour l’assainissement

Notes

[1] chiffres 2003

[2] chiffres 2000

15 Messages de forum

  • Pan sur le bec 21 septembre 2007 13:30, par Le pic vert

    Pan sur le bec, comme dirait le Canard. Le président du SIAEP n’était vraiment pas au courant de cette augmentation de 2,33 % de la SAUR et du pourquoi de cette augmentation.

    Interpellé par une abonnée soucieuse, il a téléphoné à la SAUR. Qui lui a répondu que lors des travaux sur la D7, les compteurs avaient été transférés de l’intérieur des habitations à l’extérieur (ce qui n’avait pas été réclamé par les usagers), c’est ce que le président a précisé à l’abonnée le 20 septembre.
    Toujours selon le président, la SAUR aurait aussi changé des branchements. Serait-ce les dix branchements en plomb changés en 2006 (contre zéro en 2005) ? Ce sont les seuls travaux mentionnés à part ceux sur la D7.

    Mais, si la SAUR augmente les tarifs à ces niveaux-là à chaque fois qu’elle change un bout de tuyau, où va l’argent des abonnements ?

    Bonne nouvelle : le président du SIAEP va réunir le conseil pour étudier tout ça ...

    Répondre à ce message

    • Le Grand-Moyen-Petit Perche exempté d’inflation ??? 24 mars 2008 10:31, par pic-épèche observateur et sans problèmes d’eau...

      Bizarre qu’aucun des intervenants ne soit interessé au taux d’inflation de la dite période. La tarification de l’eau par une compagnie privée ou un syndic intercommunal est astreinte au mèmes règles comptables. À savoir que l’on doit prendre en compte la valeur courante de la monnaie ! Et non pas se réfugier derrière la valeur historique... Mème si l’on parle de l’an passé !

      Si l’on vous gruge en vous refusant l’application du mème principe sur vos revenus, c’est une autre affaire ! Qui ne justifie pas de casser du bois sur ceux qui doivent gérer les services dispensés ou vendus sur des bases communes dans l’UE.

      Répondre à ce message

  • La SAUR nous prend pour des cruches. Nos élus aussi. 27 septembre 2007 10:07, par Claire A-B-C

    Je n’ai pu résister au plaisir de partager avec vous ce poème de Charles Cros... qui ajoutera culture et poésie à ce débat.

    -  Le Hareng SAUR

    Il était un grand mur blanc - nu, nu, nu,

    Contre le mur une échelle - haute, haute, haute,

    Et, par terre, un hareng saur - sec, sec, sec.

    - 

    Il vient, tenant dans ses mains - sales, sales, sales,

    Un marteau lourd, un grand clou - pointu, pointu, pointu,

    Un peloton de ficelle - gros, gros, gros.

    - 

    Alors il monte à l’échelle - haute, haute, haute,

    Et plante le clou pointu - toc, toc, toc,

    Tout en haut du grand mur blanc - nu, nu, nu.

    - 

    Il laisse aller le marteau - qui tombe, qui tombe, qui tombe,

    Attache au clou la ficelle - longue, longue, longue,

    Et, au bout le hareng saur - sec, sec, sec.

    - 

    Il redescend de l’échelle - haute, haute, haute,

    L’emporte avec le marteau - lourd, lourd, lourd,

    Et puis il s’en va ailleurs - loin, loin, loin.

    - 

    Et, depuis, le hareng saur - sec, sec, sec,

    Au bout de cette ficelle - longue, longue, longue,

    Très lentement se balance - toujours, toujours, toujours.

    - 

    J’ai composé cette histoire - simple, simple, simple,

    Pour mettre en fureur les gens - graves, graves, graves,

    Et amuser les enfants - petits, petits, petits.

     := := := := := :

    Voilà une idée pour décorer ce superbe symbole phallique. Qui est l’artiste concepteur ?

    Répondre à ce message

    • La SAUR nous prend pour des cruches. Nos élus aussi. 28 septembre 2007 14:34, par Le pic vert

      Un hareng SAUR suspendu au phallus suffirait-il à faire surgir l’eau de la fontaine (voir Fontaine ou phallus) ?
      Voici une jolie expérience à tenter.

      Quant à l’artiste concepteur, il s’agit d’une idée de Monseigneur qu’il aurait ... pompée sur une gravure ancienne censée représenter la fontaine d’un château.
      Elle a été réalisée par un artisan.

      Répondre à ce message

      • La SAUR nous prend pour des cruches. Nos élus aussi. 30 septembre 2007 11:12, par la grive musicienne

        Un hareng SAUR suspendu au phallus ?? Pourquoi pas ?? je ne sais s’il réussirait à faire surgir l’eau de la fontaine mais peut attirerait-il des visiteurs ou des promeneurs puisque, à entendre les élus du bureau du Parc Naturel, les nuisances occasionnées par les « quads et autres » sont telles qu’il faut totalement interdire leur présence dans ce beau Perche ... à en lire les propos de J C Lenoir retranscrits dans le journal « Le Perche » du 26 septembre dernier ...Avis aux adeptes de ce sport : « allez ailleurs, mais pas dans le Perche ! » En conclusion : Réservons le Perche pour les personnes en quête de villégiature qui arrivent pour la plupart le vendredi soir avec leurs provisions achetées dans la grande ville, donnons donc tous pouvoirs à ces personnes de décider du devenir de nos villages et de leurs abords à la place des plébéiens(ennes) du canton et interdisons tout simplement à nos populations percheronnes de souche de découvrir de nouvelles activités. Demain, ce joli Perche n’appartiendra plus à ceux qui ont su le préserver, l’entretenir, le faire évoluer par leur labeur ... mais sera divisé entre quelques privilégiés qui ne manqueront pas, une fois la restauration effectuée dans les règles de l’art percheron de leur si belle longère, d’entourer leur propriété d’une haie d’essences locales (peut-être) et d’afficher un superbe panneau « propriété privée - défense d’entrer ». Seuls les oiseaux pourront aller et venir librement (sauf si leur gazouillis trouble la quiétude ...) d’un arbuste à l’autre ! Mais le Perche sera préservé ! A quand son indépendance ??

        Répondre à ce message

  • Sauf erreur de ma part, c’est donc Mme Bruneau alors maire de St-Germain qui a hissé Théotime à la direction du syndicat des eaux. Donc, nous retrouvons la main du vicomte. Question : Quand se terminent les mandats des représentants du syndicat ? Peuvent-ils être révoqués avec le changement du Conseil Municipal ?

    Répondre à ce message

    • La SAUR nous prend pour des cruches. Nos élus aussi. 23 mars 2008 10:06, par Le pic vert

      Les mandats de touTEs les déléguéEs à toutes les structures intercommunales prennent fin à chaque renouvellement du conseil municipal. Les conseils municipaux vont dans les jours qui viennent élire tous les membres des commissions et déléguéEs à la communauté de communes et autres syndicats intercommunaux.
      Espérons que les déléguéEs au SIAEP s’intéresseront un peu à l’objet du syndicat, à savoir le contrôle technique et financier de la SAUR (voir commentaire 1 et commentaire 2.)

      Répondre à ce message

  • ne vous laissez pas faire. car si la SAUR augmente vos facture ce n est pas pour augmenter ses employer augmentation annuelle des salaire pour un employer chez SAUR est de 1% salaire brut 1350€ donc ce sont les grand chef de saur qui s en mette plein les fouille

    Répondre à ce message

  • La SAUR nous prend pour des cruches. Nos élus aussi. 24 septembre 2009 20:37, par igepac

    Bien que cet article date de 2 ans, il est et restera d’actualité pour ... une éternité si les citoyens continuent à se momifier devant leurs élus.

    La responsabilité des personnages doit être intervertie dans le titre de l’article. Nous oublions toujours que nous avons élu des citoyens pour gérer NOTRE eau et que la SAUR & Cie ne sont que des sous-traitants de la collectivité qui sont là pour faire du fric, c’est leur raison d’être. Nous faisons semblant de l’ignorer car il n’est pas coutumier d’accuser nos propres élus. Le sous-traitant est nommé responsable ( par tous, élus compris ) ce qui lui donne une notoriété dont il s’amuse à en abuser, il devient le caïd et le donneur d’ordre le sous-fifre.

    Cette conception de la gestion de notre eau, vous pourrez la découvrir sur http://www.igepac.com

    Répondre à ce message

  • Petit rappel : les prix et augmentations sont négociés avec le contrats.

    Entretenir une usine de production d’eau potable, un réseau d’eau potable ou usées ou une station nécessite de l’expérience, du recul, et beaucoup de connaissances (un cantonnier ne suffit certainement pas, à moins qu’il ait fait 40 ans chez SAUR ou chez n’importe qui d’autre). Il faut aussi avoir beaucoup de matériel pour le secours, la réparation, le renouvellement. Bien sur une régie publique ne permet pas cela, il serait bon de ne pas l’oublier.

    En bref, si vous voulez être objectif, n’occultez pas certains éléments, votre article est ridicule...

    Répondre à ce message

    • On peut analyser sous des angles différents la situation de la SAUR et des autres compagnies de gestion de l’eau. Par exemple voyons le résultat financier de ces compagnies : les bénéfices explosent.

      Si cette gestion a été déléguée à des compagnies privées c’est principalement pour des raisons de productivité de la part de spécialiste comme la SAUR. Mais ce n’est pas pour faire de telles bénéfices sur le dos des usagers et de cette ressource naturelle qu’est l’eau.

      C’est certainement pour ces raisons que les compagnie des eaux ne jouent pas la transparence sur leurs engagements contractuels.

      Répondre à ce message

    • La SAUR nous prend pour des cruches. Nos élus aussi. 20 novembre 2009 10:38, par le Pic Vert

      « Bien sur une régie publique ne permet pas cela » ... « votre article est ridicule »...
      On reconnaît bien là les arguments des marchands d’eau !
      C’est qu’il y a le feu chez la SAUR et consorts !
      Partout, on revient à la régie directe : Paris remunicipalise l’eau (cédée à Suez -rive gauche- et Veolia -rive droite- en 1984 par Jacques Chirac). Grenoble, Cherbourg, Châtelleraut, Castres, sont déjà revenues en régie directe avec d’autres communes de moindre importance.
      Alors, qui est ridicule ?

      Répondre à ce message

  • La SAUR nous prend pour des cruches. Nos élus aussi. 19 avril 21:21, par Cétonnais étonné

    A Ceton, le conseil municipal n’a pas même envisagé le retour à la régie publique.
    Voici un extrait de la délibération du conseil de février :
    ASSAINISSEMENT COLLECTIF : Contrat de délégation pour renouvellement du contrat d’affermage

    Monsieur le Maire rappelle que le contrat d’affermage du service Assainissement conclu avec la SAUR pour une période de 12 ans arrive à échéance le 30 juin 2011.

    Comme la dernière fois, la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt peut apporter son appui pour mettre en place la procédure de passation d’un contrat de délégation dans le cadre d’un marché de prestation de service.

    Il est demandé l’avis du Conseil Municipal.

    Le Conseil Municipal, après en avoir délibéré et à l’unanimité :

    - accepte l’appui de la Direction Départementale de l’Agriculture de l’Orne pour mettre en place la procédure de passation d’un contrat de délégation pour renouveler le contrat d’affermage du service Assainissement,

    - autorise Monsieur Le Maire ou l’un de ses Adjoints à signer tous les documents à intervenir afin de mettre en place la procédure de renouvellement du contrat d’Affermage du Service Assainissement,

    - dit que les dépenses liées à cette opération seront inscrites en section d’exploitation du Budget 2010 du service « Assainissement », articles 6226 « Honoraires » et 6231 « Annonces et insertions ».

    Répondre à ce message

    • que pensez des élu(e)s qui choisissent d’office « le renouvellement du contrat d’affermage » sans même étudier la moindre alternative ... Ici et là, il s’agit de la solution la plus facile - pourquoi se compliquer la vie à réfléchir à un autre mode de fonctionnement ? c’est donner du temps, c’est faire preuve d’une énergie qui sera reconnue par qui ? beaucoup préfèrent jeter l’éponge et renouveler sans se poser de questions - un sentiment de fatalisme ? un sentiment de tranquillité ? - la peur d’avoir à prendre de nouvelles responsabilités ? qui devra gérer un problème de fuite le week end ? il est plus simple de se reposer sur une boîte privée (même si celle-ci fait des supers bénéfices sur le dos des clients) que d’avoir à prendre les initiatives ... allons mesdames et messieurs les élus, il faut quelquefois tout simplement penser à ceux qui tentent de vivre avec des "petits revenus ’ - l’eau du robinet ne réussira pas à les saouler au point d’oublier la facture d’eau de la saur !

      Répondre à ce message

Répondre à cet article