Le 31 août 2007, le service de chirurgie de Nogent a été fermé, sur décision de l’ARH (Agence Régionale d’Hospitalisation) au prétexte de sécurité. Un homme qui y avait été opéré est décédé deux semaines plus tard dans un autre établissement.
L’ARH a alors parlé d’erreur médicale, et la presse l’a largement relayée, pourtant à aucun moment l’ARH n’a apporté la moindre preuve de cette erreur, la chirurgie a été fermée sur de simples soupçons.
Cette histoire n’a été qu’un prétexte pour réaliser les vœux de l’ARH : vider l’hôpital de Nogent de toute substance et de sa mission de service public.
Les Nogentais connaissent bien la méthode employée : elle a déjà servi pour fermer la maternité.
1re étape : Les gouvernements successifs mettent en place une politique qui organise la pénurie de personnels et de moyens. Les carences du service public ainsi organisées, il ne reste plus qu’à passer à l’étape suivante.
2e étape : On se sert d’un accident pour effrayer la population et légitimer une fermeture immédiate.
3e étape : On met des conditions impossibles à réunir pour autoriser une réouverture.
Il y a 4 ans c’était le recrutement de gynécologues, pédiatres et sages-femmes. Aujourd’hui c’est celui d’un anesthésiste, alors que jamais il n’y a eu de problème, de carence d’anesthésiste pour assurer les opérations à Nogent.
On nous parle maintenant de réouverture partielle, mais le mal est fait. La perte de confiance de la population en son hôpital, et des moyens très limités pour assurer les opérations ne peuvent conduire qu’à une fermeture définitive d’ici quelques mois.
Actuellement, faute d’autorisation de l’ARH il n’y a plus d’urgences chirurgicales prises en charge au bloc opératoire et en chirurgie. Elles sont toutes réorientées sur Chartres (saturé maintenant) sur Dreux, Alençon, Le Mans… Les transferts se font en fonction des places disponibles, dans les secteurs public ou privé (payant) et ceci sans tenir compte du choix des patients ; dans un délai de 3 à 4 heures au minimum ; alors qu’on pouvait auparavant les prendre en charge dans l’heure à Nogent.
Les conséquences sont catastrophiques :
augmentation du délai d’intervention avec tous les problèmes que cela peut engendrer ;
disparition du personnel spécialisé (chirurgien, anesthésiste, infirmier de bloc opératoire…)
éloignement des patients de leur famille, dont la présence est pourtant nécessaire pour un bon rétablissement ;
augmentation du coût des transports (sanitaires ou personnels).
Depuis quelques années bien d’autres hôpitaux ont subi le même sort ; les suppressions de services s’enchaînent : maternité, chirurgie, avant de s’attaquer aux urgences. La seule façon de sauver notre hôpital est de lutter contre ces politiques de santé qui nous mettent en danger. Non au tout rentable !
Montrons à l’administration et aux politiques notre volonté de conserver un hôpital accessible à tous.
Pour plus d’information : http://www.coordination-nationale.org _ Collectif Sauvons notre Hôpital pour l’égalité d’accès aux soins
Contact : comiteactionreouverturematernite@orange.fr ou 06 81 60 78 87 ou 49 av Paris 28400 Margon - NLR