Bonne nouvelle : la médiathèque, qui connaît une affluence sans cesse croissante, repousse ses murs. Des conseillers se portent volontaires pour participer au « comité de pilotage » (l’image fleure bon l’aventure, 20 000 lieues sous les mers, le tour du monde en ballon, mais il ne s’agit que d’une commission de travail) de l’extension et de l’aménagement de la nouvelle médiabiblioludothèque. François Goulet (St-Agnan-sur-Erre) fait remarquer qu’il serait bon d’y associer les personnes qui s’occupent au quotidien de cette structure. Tout le monde opine et la date de la première réunion est aussitôt fixée au 27 novembre.
La bibliothécaire a sélectionné environ 120 livres qui ne sont plus consultés, ou qui l’ont trop été. Des livres « à pilonner » dit le président [1]. Pilonner des livres ! Ça hurle silencieusement dans certaines boites crâniennes ! Ou alors, à donner à une association ajoute Gilles de Courson qui lance un appel à association adoptante.
Mais pourquoi ne pas les offrir directement aux personnes qui fréquentent la bibliothèque ?
Les patrons manquent d’enthousiasme
La maison de la petite enfance sera installée dans les anciens locaux du centre de secours (pompiers) rachetés à la commune du Theil après, on s’en doute, de coûteux aménagements. A propos de la chasse aux aides financières, François Goulet qui a, ce soir, la fibre sociale, repose encore une fois la question d’un financement par les entreprises du canton : « C’est quand même dans leur intérêt que les enfants de leurs employéEs soit bien gardéEs pendant les heures de travail ! » « J’ai déjà vu les entreprises, répète Gilles de Courson, et ce n’est pas l’enthousiasme. Mais si vous pensez réussir mieux que moi … »
Escarmouche.
Les salariéEs ? Des charges compressibles !
Et puisqu’on est dans le chapitre Jeunesse, restons-y.
A propos des animateurs, Claude Barbier (Ceton) lance, l’air chagrin : « J’ai cru comprendre qu’on disait qu’on embauche quelqu’un au rabais. Ce n’est pas le cas ! » (voir CdC du 11 octobre)
Ce n’est plus le cas, car, comme le constate Gilles de Courson, « il n’y a plus d’emplois aidés ». « On s’en est aperçu à la maison de retraite » ajoute Claude Barbier, car la maison de retraite de Ceton gérée par le CCAS profitait aussi de ces contrats indignes.
Eh oui ! Les si bien nommés (en novlangue [2]) contrats d’avenir et contrats d’accompagnement dans l’emploi n’ont vécu, comme prévu, que le temps d’une élection, le temps de sortir quelques centaines de milliers de personnes des statistiques du chômage. Les « bénéficiaires » comme on dit (toujours en novlangue) sont repartiEs vers leur avenir à l’ANPE et les profiteurs sont obligés d’embaucher en contrats de droit commun.
Du coup, on parle de revoir l’organigramme des animateurs.
Mais c’est sans compter sur Mikaël Leblanc (Bellou-le-Trichard) qui se révèle un adepte de ces emplois subventionnés (et précaires) et qui évoque les emplois financés par la région Basse-Normandie (« emplois tremplins ») et par le ministère de la jeunesse et des sports. Heureusement, la CdC ne répond pas aux conditions requises par ces contrats pour s’offrir des employéEs à prix cassés.
Mais pourquoi le conseil veut-il offrir à la jeunesse des animateurs précaires ?
La CdC est-elle en faillite ?
La jeunesse va-t-elle disparaître soudainement du canton telle celle du conte le « Joueur de flûte de Hamelin » ?
Pourquoi le conseil s’entête-t-il à considérer que les salaires font partie des charges compressibles ?
Quand Monseigneur découvre les bienfaits de la régie publique
Que n’a-t-il découvert il y a quelques années, lors de la décision de confier de nouveau au privé l’alimentation en eau potable du syndicat de St-Germain de la Coudre [3], les bienfaits de la régie publique ! Toujours est-il que, à propos de la gestion de la piscine du canton, à Ceton, Gilles de Courson nous a livré un discours inouï : « Si vous faites une délégation, vous ne maîtrisez plus les prix ni les coûts, avec la régie directe, on en conserve la maîtrise ».
Texto ! Comme quoi il ne faut jamais désespérer de l’Homme !
De mauvaises langues pourraient toujours objecter que les « clientEs » usagers de l’eau n’ont pas le choix de leur fournisseur alors que les nageurs peuvent boycotter une piscine trop chère pour aller sur Nogent-le-Rotrou ou la Ferté-Bernard mais ce seraient de très très mauvaises langues ...
Donc, la piscine sera en régie publique. Mais sa gestion courante (établir des plannings serait un « casse-tête chinois » !) sera quand même confiée à une société privée.
Enfin, pour un début, il ne faut peut-être pas en exiger trop …
A la prochaine !
p.s. Ces chroniques sur les réunions du conseil de la CdC ne sont pas et ne seront jamais des comptes rendus. Pour les comptes rendus officiels, adressez-vous à la CdC.