En montagne, on les nomme les “refuges”. Ici, ce sont les “gares” (prononcez “gâres”, voire “gââres”).
Ce sont ces élargissements ponctuels de chaussées qui permettent de se garer en cas de croisements avec les engins volumineux, d’entreposer des pierres et autres matériaux de réfections des chaussées.
Eléments de l’infrastructure routière publique, elles figurent sur le cadastre.
A l’Hermitière, il en existait une juste en face de l’église, sous les dépendances du château, qui était fort utile les jours d’affluence : en parking, elle pouvait accueillir jusqu’à six automobiles en épi.
Sur le cadastre, elle est au-dessus du “li” d’ “Eglise”.
Elle était suffisamment profonde pour héberger un troupeau de (fausses) vaches lors du comice agricole de juillet 1997.
Un jour, sans crier gare, un camion rempli de terre a déchargé sa cargaison dans la « gâre ». Il est revenu, et encore, jusqu’à ce que la “gâre” soit comblée.

Ensuite, le châtelain a rectifié sa clôture.
Et ensuite ? Ensuite le village a perdu un parking naturel.
Et ensuite ? Ensuite, rien.