Elections sans parole vendredi 14 mars à St-Germain de la Coudre et certainEs sont tombéEs des nues à l’annonce du résultat.
Pourtant, Le Pic vert moqueur l’annonçait le 10 mars dans Et les gagnants sont... : « une liste qui grince.
Une reine-maire sortante dont plusieurs membres de sa liste contestent les pratiques qu’ils qualifient d’autoritaires. L’intronisation peut réserver des surprises. »
Pour qu’unE maire soit “révoquéE” par son propre conseil à l’occasion d’une élection, il faut que les charges soient sévères et il est dommage que les méthodes de gouvernement très personnelles de la ci-devant maire n’aient pas été portées à la connaissance de la population avant les élections.
Mais, d’autre part, si les manantEs s’intéressaient plus massivement aux affaires municipales (les réunions du conseil sont publiques, les dossiers, comptes rendus, archives sont quasiment tous consultables), l’ivresse du pouvoir monterait moins à la tête de certainEs éluEs, la comédie de la domination-soumission se jouerait moins si le théâtre n’était pas un huis-clos.
En élisant Danièle Mary, le conseil de St-Germain de la Coudre a aussi choisi la compétence : la nouvelle maire a fait toute sa carrière professionnelle comme secrétaire de mairie à Margon.
A son actif, entre autres, elle a réussi à faire récupérer une subvention de 15000 € de la Sauvegarde de l’Art Français pour la 1re tranche de travaux de l’église que la ci-devant maire négligeait de solliciter.
Elle est aussi connue pour sa ténacité : présidente de l’APE (association des parents d’élèves), elle a obtenu un arrêt du car scolaire là où le conseil général ne voulait pas en entendre parler.
L’élection de Danièle Mary n’aura pas seulement des conséquences au niveau de la commune.
Anick Bruneau était 2e vice-présidente de la communauté de communes et vieille complice du président Gilles de Courson.
L’apparition de Danièle Mary dans le mégaloamphithéâtre du conseil peut détonner et l’ambiance de messe dominicale risque d’y connaître quelques couacs.
Un peu de vinaigre dans le vin de messe, ce n’est pas la plèbe du canton qui s’en plaindra !