En brun, le compte rendu officiel.
Compte-rendu du Conseil Municipal
Séance du 11 avril 2008Présents :
de Courson Gilles - Blasque Gérard - Lallier Alain - Plessis Dominique - le Grézause Denis - Rouillon Olivier - Moulin Nadine - Jupin Laurence - Lambert Marle-Bénédicte - Placquet Françoise.Excusés :
Ferchaud Jean-luc pouvoir à Rouillon Olivier.Courrier de Monsieur Bernard demeurant « le Petit-Cautier » , en date du 10 février 2008, demandant la limitation du tonnage ainsi que la vitesse dans le chemin des Gasseaux. Après l’exposé de Monsieur Bernard le conseil délibére.
Limitation de vitesse :
pour 1 voix
contre 9 voix
abstention 1 voixLimitation du tonnage :
contre 11 voixDans l’attente du résultat du tribunal administratif le conseil va se pencher rapidement sur le problème plus global du passage des gros engins. Ce problème est important pour l’avenir comme l’indique Dominique Plessis. Il relève typiquement de la commission voirie.
Les curieux qui souhaitent en connaître un peu plus sur cette invraisemblable histoire de chemin offert par un particulier à la commune et que le maire refuse pour des raisons inavouables sont obligéEs de se reporter à l’article Une histoire de petit chemin (2) ou comment le maire de l’Hermitière provoque les usagers à la guerre.
Vote des taux des quatre taxes : il est décidé de reconduire les mêmes taux pour l’année 2008.
Taxe habitation 3,31% produit 6339€ Foncier bâti 4,26 % produit 4754 € Foncier non bâti 12,97 % produit 4176 € Taxe professionnelle 2,30 % produit 6049 € Vote des subventions : reporté à la prochaine réunion du conseil municipal, il manque divers éléments afin de permettre au conseil de pouvoir statuer.
Les “divers éléments” manquants étaient l’envoi tardif des demandes de subventions de certaines associations. Le sujet n’a donc pas pu être abordé lors de la réunion secrète :
“On n’a pas préparé” a dit Monseigneur.
Désignation d’un délégué sécurité routière : Le Grézause Denis
Désignation d’un délégué aux finances : Placquet Françoise
A quoi servent ces déléguéEs ? Souhaitons que les conseillers l’aient appris lors de la réunion secrète.
Demande de l’association ADCiD
Cette association nouvellement créée sollicite le prêt de l’ancienne grande classe pour mettre en place un cyber coin ce qui réduira le coût du chauffage de la salle des fêtes. Sur le principe le conseil ne s’oppose pas à l’idée de proposer ce local aux associations et aux commissions. Avant d’en autoriser l’utilisation il est indispensable de traiter et vérifier plusieurs points : mise aux normes de la salle (barre anti panique accès handicapés), passage de la commission de sécurité, avenant au contrat d’assurance, règlement d’utilisation de la salle avec définition des utilisations possibles : celles ne nuisant pas aux locataires.
Cyber coin : pour la mise à disposition d’une ligne haut débit il est rappelé que dans ce contexte Ia commune serait responsable pénalement d’une utilisation « malveillante voire répréhensible » de l’abonnement et que l’apprentissage de l’internet est une compétence de la CDC. Dés Iors dans l’hypothèse ou ce projet voit le jour il conviendra que l’association ADCiD prenne l’abonnement à sa charge. Quitte à ce que la commune le lui rembourse. Il faudra que l’association nomme un responsable.
Là, on était « Au théâtre ce soir ».
Gilles de Courson, grand seigneur, a annoncé qu’il était favorable à la proposition de l’ADCiD (voir La lettre de l’ADCiD) de mettre cette salle à disposition des associations mais deux compères (ou plutôt un compère et une commère) sont entrés en scène pour aligner les objections aussitôt approuvées par le maire. Ainsi ce dernier a-t-il annoncé qu’il appliquera le maximum des mesures de sécurité, même celles qui ne sont pas requises, et qu’il fera “venir la commission de sécurité même s’il n’y en a pas besoin” . Il a oublié l’échelle de secours... De même, les futurEs éventuelLEs usagerEs du CyberCoin sont touTEs devenuEs de présuméEs dangereux déliquantEs adeptes de téléchargements illégaux, malveillants voire répréhensibles.
Ciel ! L’Hermitière est un repaire de houligans et personne ne le savait !
Le temps que toutes les conditions de sécurité et même plus soient remplies, le temps de s’assurer que, non, décidément non, les locataires n’habitent pas dans le grenier au-dessus de la salle comme il a été dit, il risque de couler beaucoup d’eau sur le domaine de Courson avant que le CyberCoin voie le jour...
Wimax haut débit
Téléphone des problèmes existent sur certaines lignes générant des désagréments aux utilisateurs. La commission haut débit prendra en charge ce problème.
Désagréments, c’est un euphémisme. Il a été question de lignes coupées pendant plusieurs jours, de communications inaudibles, de déconnexions permanentes sur internet bas débit...
Le tableau est si moche qu’Olivier Rouillon déclara : “La seule façon de faire bouger France Télécom, c’est une action de masse”. Hou la la ! Les mânes de mai 68 l’auraient-ils visité ? Heureusement, il reprit ses esprits : « Si chacun leur écrit... », ajouta-t-il.
Gilles de Courson, se souvenant que cette commission avait été constituée pour obtenir l’ADSL (voir L’internet à l’âge de pierre), dit : “Pour l’ADSL, j’y ai passé des heures et des heures et Lambert n’a pas réussi à faire venir l’ADSL à St-Céneri.”
A quoi Monseigneur a-t-il “passé des heures et des heures” ? Il ne l’a pas précisé mais on a appris que Lambert, président du conseil général, avait moins d’entregent que Lenoir, le député, qui a “fait venir” l’ADSL jusqu’à un coin perdu du côté de la pierre procureuse, à St-Cyr la Rosière.
Finalement, la seule proposition un peu sensée sur le sujet, à savoir celle de Dominique Plessis, n’a même pas été examinée. Il proposait de demander un devis portant sur le remplacement du réseau défaillant actuel par une fibre optique tirée du Theil à l’Hermitière, ce qui aurait l’avantage de résoudre à la fois les problèmes de téléphone et d’ADSL. “Avec ce devis, on avisera”, dit-il.
Brave garçon ! Il croit oeuvrer pour le bien commun, on ne lui demande que d’administrer le domaine de Courson.
Devis travaux église : un seul devis d’un montant de 56 000 € est parvenu en mairie. Le conseil souhaite obtenir un autre devis. Celui-ci sera demandé à l’ entreprise Malterre.
Le sujet a été abordé très vite et de façon très allusive. Si un seul devis est parvenu en mairie, c’est parce qu’il semble que la mairie n’en a pas sollicité d’autres. Il a été question d’appel d’offre et d’ouverture de plis, ce qui signifierait que les règles concernant les travaux n’ont pas été respectées et qu’on souhaite faire semblant de les respecter en demandant un devis à une autre entreprise. La réunion qui a abordé le sujet, en décembre, était une réunion “exceptionnelle” qui n’avait pas été annoncée publiquement. Entre réunions “exceptionnelles” et réunions “secrètes”, les simples citoyenNEs en sont réduitEs aux conjectures.
Dératisation : effectuée dans le bourg celle-ci a eu lieu cette semaine pour un montant de 353 € ht. Dans ce contrat annuel sont compris les destructions de nids de guêpes (dans le bourg uniquement).
Là, c’est rigolo, sauf pour les rats. Au cours de la réunion secrète, la dératisation a été mise à l’ordre du jour. Mais, dans son zèle, le premier adjoint, oubliant que la réunion secrète n’avait pas de valeur légale, a aussi sec convoqué les dératiseurs qui ont dératisé avant que le conseil ait délibéré sur la dératisation.
Ceci dit, admettons qu’il n’y ait pas d’autres solutions que la destruction des nids de guêpes pour assurer la sécurité de la population, en quoi était-il indispensable de tuer les rats ? Tuer, toujours tuer, tuer la faune locale, poser des pièges un peu partout (privilège de seigneurs qui s’arrogent le droit de vie et de mort sur la faune sauvage), ils ne pensent qu’à tuer ce qui les gène tout en prônant, en paroles, le “développement durable”...
Un abonnement Wimax est demandé pour la mairie.
La commission des chemins va se réunir samedi 19 avril 2008 à 8 heures 30.
Ah non ! Ce n’est pas ce conseil qui a fixé la date pour la commission des chemins. Ou alors, il l’a fixé une fois la réunion officiellement levée et les observateurs dehors.
Manque dans ce compte rendu officiel le point sur la poste de Ceton fait par Gérard Blasque (voir La Poste de Ceton : le maire appelle à l’aide les communes du canton). Gilles de Courson a décidé qu’il était urgent d’y réfléchir, alors le conseil réfléchit toujours depuis le 11 avril. Que voulez-vous, M. le maire n’a pas encore trouvé “service public” dans le dictionnaire et son conseil n’ose pas lui expliquer.
Il manque aussi qu’Olivier Rouillon, délégué à la communauté de communes, a rendu compte de la réunion du conseil. Cela ne s’était jamais fait avant. Jamais Gilles de Courson n’avait daigné rendre compte de son mandat ni de ses décisions à la communauté de communes. Pas plus qu’il ne daigne informer les gens du canton qu’il est supposé représenter de ses décisions au conseil général.
Séance levée à vingt deux heures quarante cinq.
Signature : Courson
Le conseil n’a pas parlé de la gare en face de l’église, bien de la commune que le châtelain a comblée (voir Quand le château a bouché la gare). Peut-être la prochaine fois ?
