Le Pic Vert moqueur
Accueil du site > • Au conseil : chroniques municipales > L’Hermitière : Le 1er adjoint tacle le maire en flagrant délit de (...)

oublis

L’Hermitière : Le 1er adjoint tacle le maire en flagrant délit de mensonge

dimanche 7 septembre 2008, par le Pic Vert

C’est sans doute la première fois que Gérard Blasque tenait tête à Monseigneur en plein conseil municipal : Gilles de Courson mentait et le 1er adjoint l’a dit.
Et, la chose n’est pas coutume, c’est aussi l’adjoint qui signe le compte rendu du conseil.
Mais le compte rendu reste dans la tradition : Il rend compte de pas grand chose, en tout cas pas du gros mensonge de Monseigneur.

L’objet de la discussion était la rénovation de la salle des fêtes. A un moment, après que les conseillers aient projeté divers travaux, le maire demande au 1er adjoint de s’en occuper. Or, la salle des fêtes est de la compétence du 2e adjoint, Alain Lallier, absent ce soir-là. Gilles de Courson affirme alors : “Alain a dit qu’il voulait que tu t’en occupes”.
Stupeur de Gérard Blasque :
- “Ah non ! Alain n’a pas dit ça !"
Mais le maire insiste.
Gérard Blasque finit par rire de ce gros mensonge :
- “Alain n’a pas pu dire ça ! Il me l’aurait d’abord dit ! On est voisins, on se voit assez souvent !”
Renseignement pris par le Pic Vert auprès d’Alain Lallier, il n’a effectivement « jamais dit ça. »

Tout porte à croire que le châtelain a une dent contre le prolétaire depuis les dernières élections : déjà, lors de la répartition des tâches, le maire avait essayé de le mettre sur la touche en imposant le 1er adjoint comme co-responsable de la salle des fêtes, bien que ce dernier refusât avec énergie.

Est-ce à cause du score mirobolant d’Alain Lallier (150 voix contre 103 à Monseigneur) ? Ou bien à cause de la plaisanterie de l’ouvrier lorsque les nouveaux élus étaient allés fêter la victoire au château : Alain Lallier s’était permis, en rigolant, d’en revendiquer la propriété au nom de sa grande popularité.
Il y aurait des sujets sur lesquels on ne plaisante pas au château ?

Mais reprenons depuis le début. Ce qu’il y a de bien, à l’Hermitière, c’est que le maire décidant tout seul d’à peu près tout (c’est à dire de presque rien), il y a très peu de réunions de conseil, ce qui laisse largement le temps de rédiger une chronique sur le compte rendu de la dernière réunion qui remonte au 6 juin 2008.

Le Pic Vert moqueur publie ci-dessous l’intégralité du compte rendu officiel (en brun) agrémenté de ses commentaires.

Compte-rendu du Conseil Municipal
Séance du 06 juin 2008

Présents : de Courson Gilles - Blasque Gérard - Ferchaud jean-Luc - Plessis Dominique - Le Grézause Denis - Rouillon Olivier - Moulin Nadine - Jupin Laurence - Lambert Marie-Bénédicte - Placquet Françoise.
Excusé : Lallier Alain pouvoir à Plessis Dominique .

Monsieur le maire explique le délai légal des trois jours francs pour l’acheminement des convocations aux conseillers municipaux, et précise que pour ce conseil comme les précédents la date a bien été respectée.

Monseigneur lit le Pic Vert moqueur et il croit pouvoir lui infliger une leçon : Oui il a bien respecté les délais légaux pour convoquer cette réunion et pour faire savant, il cite l’article du code général des collectivités locales qui s’y rapporte.
Mais, Monsieur le Maire, le Pic Vert n’a jamais écrit que vous étiez dans l’illégalité. Le Pic Vert a écrit que vous aviez fixé la date de cette réunion 15 jours auparavant, lors de votre réunion secrète et que rien ne vous interdisait de l’afficher à ce moment-là si vous aviez voulu que vos administréEs en prennent connaissance. Le minimum légal impose un affichage trois jours avant la réunion. Mais il n’est pas interdit d’en diffuser la date bien avant, il n’est pas interdit non plus de publier cette date par tous moyens (presse écrite, radio, internet, crieur public ...) si l’on souhaite en informer les habitantEs. Les administréEs intéresséEs par ce qui se fait en leur nom au conseil municipal sont actuellement obligéE de passer à la mairie tous les trois jours pour s’informer de la date que Votre Seigneurie aura souverainement choisie.
L’invocation des règles et du formalisme n’est jamais une preuve de pratique démocratique.

Vote des subventions :

- Comité des fêtes : 1100,00 €
- Afn ( Algérie) : 54,00 €
- Ainés ruraux : 400,00 €
- Capriole : 250,00 €
- Ombres et lumières : 250,00 €
- Compagnie du théâtre : 250,00 €
- Gymnastique volontaire : 80,00 €
- Badminton : 20,00 €

Une aide supplémentaire d’un montant de 200,00 € est allouée a l’association Ombres et lumières afin de compenser les dépenses occasionnées lors de la venue de Lorenzo Cipriani

En fait, Ombres et Lumières sollicitait 350€ de subvention exceptionnelle pour un couple d’artistes (chant-clavecin-flûte) qui enregistrera un disque dans l’église de l’Hermitière lors d’un concert le 29 août et dont la jaquette du CD produit à cette occasion portera le nom de l’Hermitière. Ce ne sont pas des dépenses mais une subvention à des artistes. Il n’y a pas de quoi en avoir honte !

Demande de subvention supplémentaire du Comité des fêtes, afin de ne pas utiliser la réserve de fonds produite par le son et lumières, pour compenser la dégradation de la crèche de noël ainsi que l’acquisition de divers motifs électriques de fin d’année qui sont devenus obsolètes. il est précisé au comité des fêtes de bien vouloir établir un descriptif chiffré de ses besoins avant de pouvoir répondre favorablement.

Le comité des fêtes a mentionné la destruction des personnages de la crèche dans l’énumération de ses activités. Ces personnages avaient été confectionnés par des habitantEs et le comité des fêtes ne réclamait pas de compensation, sachant que la loi de 1905 portant séparation de l’église et de l’Etat interdit de subventionner une religion (voir Quand le maire convie les habitants à la messe et subventionne le curé).

Désignation des responsables de chaque commission :

Titulaires Suppléants
Voirie Le Grézause Denis Blasque Gérard
Travaux Bâtiments Blasque Gérard Le Grézause Denis
Assainissement Blasque Gérard Rouillon Olivier
Hauts débits Blasque Gérard Rouillon Olivier
Info & communications Rouillon Olivier Jupin Laurence
Employé communal Blasque Gérard
Relations associations Ferchaud Jean-Luc Le Grézause Denis

Responsables de quoi au juste ?
Quelques semaines plus tard, le maire jouera les Attila sur le chemin dit des Gasseaux sans que le “responsable” de la commission Voierie en soit avisé.

Appels d’offres :
II y a lieu d’annuler la délibération prise auparavant, Monsieur le Maire est désigné d’office dans chaque commission. II a été décidé de nommer Le Grézause Denis titulaire et suppléante Moulin Nadine.

Pourquoi annule-t-on ? Mystère. C’est sans doute le genre de questions gênantes qui se discute loin de toutes oreilles citoyennes, dans les réunions secrètes.

Téléphonie :
Cent huit questionnaires ont été distribués, trente deux réponses sont parvenues en mairie. Il en ressort un constat de nombreuses communications coupées, mauvaises qualités de son et d’innombrables grésillements. Plusieurs courriers sont parvenus à France-Télécom ainsi qu’à notre Député.

Avec un D Majuscule de Majesté à Député. On ne rigole pas avec les Dignitaires !
Gérard Blasque a précisé que plus de 32 réponses étaient parvenues mais celles qui étaient arrivées trop tard n’avaient pas été comptabilisées.
Depuis ce conseil municipal, France Télécom a entrepris la réfection totale des lignes téléphoniques du Theil à l’Hermitière, cette rénovation étant présumée suffisante pour amener l’ADSL dans un certain nombre d’habitations où elle ne parvient pas actuellement.
Encore quelques jours de patience !

Poste de Céton : Une délibération va être prise pour soutenir la commune de Céton afin que celle-ci puisse maintenir son bureau de poste.

Ils l’ont fait ! Gilles de Courson soutient un service public ! Ne le dites pas à ses amis de l’UMP ! Précisons que le conseil de la Communauté de Communes et toutes les autres communes du canton avaient déjà décidé de soutenir les habitantEs de Ceton et son bureau de poste voir Ceton : La Poste nationale se fera-t-elle la malle ?.
Cependant Gérard Blasque écrit : “Une délibération va être prise”. Par qui va être prise cette délibération, si ce n’est pas par le conseil municipal ? Voici encore un mystère hérémitérien : Qui « prend les délibérations » dans la commune ?

Indemnités budget et conseil :
II est alloué une somme de 70.44 € à Monsieur le Percepteur du Theil par semestre et ce pour l’année 2008.

C’est une indemnité volontaire accordée par la commune au percepteur pour l’aide qu’il apporte dans la confection des budgets (en fait, c’est lui qui les établit).

La commission communication informe le conseil qu’un bulletin municipal va paraître deux fois par an et qu’elle travaille sur la création d’un site web.

Olivier Rouillon a joué les mystérieux : le conseil municipal, à l’exception des membres de la commission Communication, allait découvrir ce bulletin en même temps que le reste des habitantEs. En outre, le bulletin allait être distribué de façon originale. Et puis les associations auraient une place singulière.
On a vu.
Et les associations n’ont même pas une page pour s’exprimer librement, comme cela se pratique dans de nombreuses communes.

Voirie :
Un devis va être établi pour aménager le chemin des sablons.

Il y a une cuvette dans ce chemin, qui se creuse, qui se creuse...

Une délibération va être prise afin de pourvoir la mairie en haut débit.

A la réunion précédente, il en avait été parlé mais pas délibéré. A cette réunion-ci, il a été parlé d’en délibérer. Toujours est-il que projet de délibération ou pas, l’abonnement au Wimax était déjà réalisé.

Entretien travaux salle des fêtes :
La commission va se réunir afin d’évaluer les divers travaux nécessaires à son entretien (entrée, sas, parquet, peinture, toilettes...)

Jean-Luc Ferchaud a proposé de doter la salle des fêtes d’un auvent. L’auvent, prévu dans le permis de construire approuvé par l’architecte des bâtiments de France lors du 1er mandat de Gilles de Courson n’a jamais été réalisé, pas plus que d’autres aménagements (voir Les murs lépreux, c’est assez bon pour la plèbe). Il n’est jamais trop tard pour se mettre en conformité...

Plusieurs conseillerEs proposent un sas, surtout pour interdire l’entrée “de toute cette poussière blanche” (mines dégoûtées). Cette “poussière blanche” est le sable qui compose les trottoirs du bourg qui mettent si bien en valeur le totem de la place et qui envahit constamment (sauf en temps de pluie) l’habitat des manantEs. Pour cet habitat-là, rien n’est prévu pour interdire l’entrée de la poussière blanche.

Parmi toutes les rénovations envisagées sur cette salle des fêtes, la réfection du chauffage n’a pas été évoquée. Et pourtant, le système ne chauffe pas grand chose sauf l’ambiance avec son bruit de fond de réacteur de boeing.

Courrier de Mr Tasse Didier :
Il est demandé à Monsieur Bernard de bien vouloir élaguer les haies selon les normes en vigueur.
il a été décidé une réunion en présence de MM. Tasse et Bernard afin de trouver une solution.

Pour avoir une idée de la discussion, voir Une histoire de petit chemin (3) : la drôle de guerre
Sur ce sujet, il n’est pas envisagé qu’une délibération soit prise. Pas besoin, Monseigneur a délibéré tout seul (voir Une histoire de petit chemin (4) : La force reste à la force).
Et Sa Seigneurie a aussi décidé toute seule de refuser la copie et même la lecture du courrier de l’exploitant aux premiers concernés, les Bernard-D. qui étaient mis en cause.

Points ramassage Ordures Ménagères : Il va être étudié diverses solutions afin d’éviter que les containers se promènent sur la chaussée.


M. le 1er adjoint, il n’est pas interdit d’indiquer que ceci est une réponse à une question de l’ADCiD (Association pour une Dynamique Citoyenne et Démocratique).

Numéro de rues : Il va être envoyé un courrier aux divers propriétaires de maisons dans le bourg afin de pouvoir effectuer la .pose de numéro de rues sur les façades. Le bureau de poste du Theil en a fait la demande en mairie.

Il ne sera rien envoyé aux locataires des-dites maisons, les locataires, ces gueux, sont sans doute des citoyenNEs de seconde zone.

Séance levée à vingt trois heures.

Signé : G. Blasque

M. le 1er adjoint a oublié de rapporter au moins deux points : deux demandes écrites de l’ADCiD.
Sur ces deux points, le maire a déclaré que les questions seraient traitées à la prochaine réunion. Et puis, il y a répondu sur le champ.

L’ADCiD demandait des nouvelles de la commission de sécurité qui devait passer pour contrôler la salle annexe à la mairie (ancienne salle de classe de l’école) afin d’en faire un local pour les associations de l’Hermitière ([voir L’Hermitière : petits commentaires sur le compte rendu du conseil d’avril 2008).

Réponse de De Courson : “J’ai pris contact avec les pompiers. La commission de sécurité va passer pour nous indiquer les mesures à prendre.”
Est-il utile de préciser que, quatre mois plus tard, personne n’a vu passer de commission de sécurité et que Gilles de Courson a interdit à quiconque de s’occuper de cette Arlésienne ?

La seconde question était une demande d’autorisation de poser une boîte à lettres au nom de l’ADCiD devant le futur présumé local des associations.
Réponse : Non. On a envie d’écrire : Non, évidemment.
Figurez-vous que “ce ne serait pas joli”(sic) parce que les autres associations de l’Hermitière (qui se comptent sur les doigts d’une seule main) risqueraient de réclamer le même privilège !
Le maire propose à l’ADCiD de se faire adresser le courrier à la mairie. Ben voyons !
La boîte à lettres de l’ADCiD a finalement trouvé sa place devant la porte du presbytère.

Le conseil n’a toujours pas parlé de la gâre en face de l’église, propriété de la commune que le châtelain a fait disparaître dans ses propriétés (voir Quand le château a bouché la gare). Ce sera pour la prochaine fois, n’en doutons pas.

2 Messages de forum

  • Le Pic Vert est-il privilégié ou dans le secret des dieux pour accéder aux compte-rendus des conseils municipaux ?

    Le Pic Vert joue en tout cas pleinement son rôle journalistique à la recherche et à la diffusion d’informations. Le Pic Vert a aussi tout à fait raison de rappeler les propos absents du compte-rendu mais bien présents lors des conseils.

    Répondre à ce message

    • Le Pic Vert n’est pas dans le secret des dieux (les Piverts, indécrottablement athées, n’ont jamais élevé de cathédrales ni de temples).
      N’importe qui peut lire les derniers comptes rendus des conseils obligatoirement affichés à la mairie et se les procurer sous des formes variées (copies papiers, via internet, sur CD ou clé USB ...).
      N’importe qui peut consulter les archives de tous les comptes rendus, de toutes les délibérations des conseils et s’en procurer des copies.
      De même, tout document détenu par une collectivité territoriale est présumé public et l’accès ne peut en être refusé aux citoyenNEs qui s’y intéressent.

      Répondre à ce message

Répondre à cet article