Implantation.
La Giraudière est située sur le flanc Ouest de la vallée de la Même à 4 Km de St-Germain de la Coudre. Les circuits sont à la cote 118 NGF, la route D7 à 98, la rivière à 94 et les lignes de crête, de 170 à 175.
En regardant la carte et le paysage qui s’étale devant nos yeux, nous voyons que les grosses fermes étaient au centre où sur le flanc de la vallée et les petites maisons en partie haute de la vallée. Ces petites maisons étaient habitées :
par les Bouviers qui autrefois travaillaient dans les grosses fermes.
par des petits Bordiers qui en plus du revenu de 2 hectares de terres, se louaient dans les fermes à l’occasion des gros travaux et, l’hiver faisaient du charbon de bois dans la forêt et tiraient des pierres pour entretenir les chemins communaux.
Dans les années 1950, suite à l’arrivée des tracteurs suivie du remembrement, les bouviers ont été licenciés et contraints d’aller travailler à la Ferté Bernard. Les fermiers propriétaires de ces petites maisons, souvent en mauvais état, les ont vendues à petits prix à des amoureux de la nature. Pendant les fins de semaine, les nouveaux propriétaires les ont restaurés.
Les voisins de la Giraudière ne sont pas des « Monseigneur » comme certains le disent dans le site Le Pic Vert moqueur, mais des ouvriers, des retraités et des amateurs de repos.
Historique.
Courant 2003, le Perche, comme le reste de la France a vu l’arrivée massive des Quads et des petites motos tout-terrain. Nous avons vu les communes organiser des démonstrations de ces engins avec l’appui de la Fédération Nationale des Motos et des fabricants. Ces engins se sont alors répandus à travers la campagne, dans les chemins communaux et privées, puis dans les forêts.
Les Associations de randonnées se sont émues de cette proximité impossible dans les chemins creux. Les Sociétés de chasse puis les propriétaires se sont employés auprès des municipalités pour interdire la circulation des engins dans les chemins.
Selon Madame Bruneau [1], le maire de l’Hermitière-président de la CdC et conseiller général [2] a mené le combat pour éloigner les motos du Sud du Perche.
Pendant l’été 2004, une opportunité s’est présentée, la Giraudière était à vendre. La famille Huan, restaurateur à Bonnétable cherchait ce genre de ferme pour ouvrir une crêperie avec une brocante et permettre à leur fils de réaliser son rêve qui était d’ouvrir un garage moto avec la possibilité d’un circuit.
Le Conseiller Général aurait profité de cette occasion pour soutenir l’implantation d’Extrèm’motos afin de concentrer ces engins au sud de St-Germain de la Coudre, à l’extrémité du département de l’Orne, en bordure de la Sarthe. Cette opération repose sur de faux raisonnements car les amateurs de quads qui cherchent des sensations dans les chemins et forêt n’iront jamais tourner en rond sur le circuit de la Giraudière, par contre l’augmentation du nombre de motos en circulation augmente les risques constatées de dérives dans les chemins et forêts.
Aucune enquête d’utilité publique n’a été ouverte, ni débat au Conseil Municipal ; l’opération s’est opérée dans le plus grand secret. En septembre 2004, MM Huan font les demandes pour le restaurant et le garage moto. Officiellement il n’a pas été question de circuit moto. Courant du deuxième trimestre 2005, ouverture du restaurant et du garage.

- Les circuits vus du ciel
- Source : http://extrem-motos.com/
Fin 2005, se construit un petit circuit pour des quads pour les enfants, puis une piste de 400 mètres avec bosses, enfin suivra une piste de 1200 mètres. Ces constructions se sont effectuées sans autorisation ni homologation jusqu’à ce jour en 2008.
Depuis le printemps 2007, l’activité de EXTRÈM’MOTOS a connu une nouvelle expansion grâce aux nombreuses publicités faites sur internet et sur les différentes revues spécialisées dans le créneau des DIRT BIKES, notamment dans le domaine de l’organisation de compétitions. Ces manifestations peuvent rassembler jusqu’à 160 motos pouvant s’affronter par vagues de 20 pendant tout le week-end, conformément au règlement de l’YCF Tour 2007 des samedi 26 et dimanche 27 mai 2007, ainsi qu’à l’article de la revue Mini-Motos d’août septembre 2007.
Le 1° juillet 2007 a eut lieu une compétition comptant pour une manche du championnat de France « Le Ride est dans le pré » 150 motos engagées les samedi et dimanche, avec camping sauvage. Ce concours national a eu lieu sans autorisation, ni homologation mais avec la bénédiction des Elus qui, selon eux, n’étaient pas au courant ! Bien sûr, les motos concentrées à la Giraudière, ne gênaient plus les propriétaires des forêts.
Face à cette évolution, une Association pour la protection de l’environnement, porte parole des victimes du bruit produit par le circuit, s’est crée avec son siège à la Roncinière, la plus proche du circuit, habitée par une famille d’ouvriers.
Certaines victimes du circuit portent plaintes à la Gendarmerie et se plaignent toutes les semaines du bruit auprès de Madame Bruneau qui, a chaque fois, répond « C’est le choix de Gilles de Courson pour éloigner les motos du Perche, et le bruit des motos est très supportable, les voisins doivent être tolérants, et cela donne du travail à un jeune ».
Le bruit résonne dans la partie haute de la vallée, car le bruit se diffuse en général vers le haut (dans un théâtre l’orchestre est dans une fosse et non dans une tribune). Les élus et responsables n’ont jamais voulu vérifier ce phénomène.
En décembre 2007, M. le Maire de Préval, commune juxtaposant la Giraudière, mène à la demande du Sous-Préfet de Mamers, une enquête avec rapport qui parle de « nuisances insupportables pour les habitants qui demandent à profiter sereinement d’un repos après leur semaine de travail ». Le 21 janvier 2008, la Commission d’Enquête du Parc Régional du Perche donne un avis défavorable pour l’homologation du circuit.
En juillet 2008, les circuits continuent de fonctionner sans homologation ni autorisation, et les voisins continuent à souffrir du bruit et des diverses pollutions, malgré qu’ils aient essayé par tous les moyens de faire appliquer au moins l’arrêté préfectoral du 7 août 2007 qui précise dans son article 4 que toute activité professionnelle « susceptible de causer un gêne pour le voisinage en raison de leur intensité, leur durée, leur répétition ou des vibrations transmises, doit interrompre ses activités les dimanches et jours fériés. »
L’Association, qui compte aujourd’hui 81 adhérents riverains, n’arrive pas malgré 7 plaintes déposées en gendarmerie à faire respecter les droits des riverains.
A la réunion en préfecture du 2 juillet 2008, Gilles de Courson, devant le Préfet et le président de l’Association, s’est félicité que le circuit permettait de canaliser les motos et quads ...
Un voisin désabusé