Le Pic Vert moqueur
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Attila

Une histoire de petit chemin (4) : La force reste à la force

suivie d’une nouvelle lettre au maire de l’Hermitière

samedi 2 août 2008, par le Pic Vert

L’élagage, à l’Hermitière, est une conception résolument indigène. Il ne consiste pas, comme ailleurs on le suppose, à ébrancher, à tailler les branches, enfin pas seulement, il consiste aussi à racler le talus et à arracher une clôture de quelques dizaines de mètres.
Gilles de Courson vient d’envoyer sans crier gare un élagueur d’assaut sur les haies et clôture du Petit Cautier.
Quand l’incompétence fait bon ménage avec le machiavélisme.

Episodes précédents :
- Une histoire de petit chemin ou comment changer un chemin creux en route pour poids lourds avec quelques tonnes de pierres en y baladant des riverains depuis deux lustres
- Une histoire de petit chemin (2) ou comment le maire de l’Hermitière provoque les usagers à la guerre
- Une histoire de petit chemin (3) : la drôle de guerre

Lire la nouvelle “Lettre ouverte” à Gilles de Courson


Il ne fait pas bon être un pied tendre quand on souhaite vivre sur le domaine de Monseigneur. Oh ! Vous qui arrivez ici, laissez tomber toutes croyances en la parole donnée (aimable fable pour romantiques attardés), en la justice (fariboles pour naïfs), en la raison (cause toujours...).

Pour faire respecter la première et la seconde et imposer la troisième, préparez-vous à vous battre sans désemparer, sans vous décourager.

Cet épisode en témoigne encore : sans solidarité face à l’arbitraire, force reste à la loi de Monseigneur. Force reste à la force.

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La clôture
Photo du 6 avril 2008
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Après élagage
La clôture ? Quelle clôture ?
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La haie de la maison
Le 6 avril 2008
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Le reste de la haie de la maison
Après « élagage »
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Haie de la maison
Détail. De face.
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Derrière la haie
Le ravage de la haie a un avantage : on voit clairement les fissures sur le mur probablement causées par les poids lourds.
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Elagage radical

Lettre ouverte à Gilles de Courson

Le 1er août 2008

Monsieur de Courson,

Vous venez de faire élaguer notre haie sans nous prévenir, sans même considérer nos propres élagages (2 en 2008) et leur conformité, sans considérer l’aggravation des dommages pour notre maison suite au nouvel usage du chemin, sans prendre en compte les réels besoins du nouvel exploitant. Vous venez tout simplement d’exécuter ce que vous avez dit lors du conseil municipal du 11 avril : « Je pense que, globalement, il faut qu’on trouve une solution. Pas parce qu’on passe devant votre maison, » en s’adressant à moi « mais parce qu’il faut trouver une solution pour les exploitations ». Qu’en est-il de l’intérêt général ? Vous venez par la même occasion de supprimer notre barrière en bois limitant notre propriété qui était déjà présente avant notre acquisition, c’est à dire il y a plus de quinze ans.

Nous venons d’avoir M. le Grezause au téléphone, de la commission voirie, avec qui nous étions en relation. Il n’est pas au courant de la situation.

Nous regrettons une fois de plus que vous ne respectiez pas vos engagements écrits d’il y a 8 ans car tout cela serait résolu durablement et à faible coût pour la commune. Nous regrettons aussi que votre résistance à les exécuter, soit fondée sur des informations erronées que vous diffusez en toute connaissance à votre équipe. Par ces actions vous faites perdre un temps précieux aux conseillers municipaux et de plus vous dépensez inutilement l’argent public.

Nous ne désespérons pas trouver une solution amiable et nous comptons sur vos conseillers qui ont fait preuve d’une volonté certaine pour comprendre et faire avancer ce dossier.

Christine et Alain BERNARD-D.

PS : ll nous a été rapporté à plusieurs reprises que vous souhaitiez acquérir notre maison Le Petit Cautier. Le Grand Cautier est devenu récemment votre propriété ; Le Petit Cautier ne le deviendra pas. Nous tenons à vous informer officiellement que nous ne sommes pas vendeurs et que nous comptons nous établir définitivement [1] sur la commune de l’Hermitière.

DIFFUSION : tous les membres du Conseil Municipal, Tribunal Administratif, Préfecture

Lire la suite : Une histoire de petit chemin (5) : Gilles de Courson sera-t-il un jour face aux juges ?

Notes

[1] Note du Pic Vert : C. & A. Bernard-D. sont actuellement résidants secondaires, comme Gilles de Courson dans son château.

5 Messages de forum

  • Qu’est ce que c’est que ces méthodes de sauvage ?

    Mettons-nous deux minutes à la place des Bernard et imaginons quelle serait notre réaction en découvrant le soudain massacre de notre haie et la disparition de notre clôture. Il y a largement de quoi être choqué ! et révolté ! En ce qui nous concerne nous le sommes et nous tenons à le faire savoir. Ces méthodes sont des méthodes de sauvage, des méthodes inadmissibles qui nous font honte en tant que concitoyens des Bernard et habitants de L’Hermitière.

    Denis ROGNON et Alain JALABERT Le Presbytère de L’Hermitière.

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  • Une histoire de petit chemin (4) : La force reste à la force 5 août 2008 01:05, par un oiseau nommé cassandre

    Le Perche n’est pas (encore)la Beauce !

    Chez nous, dans le Perche, les chemins sont (parfois)creux. Ils ressemblent alors à des tunnels de verdure : on peut s’y promener à l’ombre l’été (à l’abris du vent et de la pluie aussi...) Ils abritent toutes sortes d’oiseaux, d’animaux et d’insectes et sont très utiles pour maintenir la terre en place grâce aux haies qui les bordent. Bref, les chemins creux que nous avons encore sont un trésor qui fait une bonne part du charme qu’il y a à vivre ici. Demandez aux anciens ce qu’ils en pensent... ou aux parisiens, ou à tout amoureux du Perche. Alors, au nom de quoi faudrait-il s’en séparer ? Au nom de machines inadaptées à leur largeur ? Tiens donc, ce serait aux chemins à s’adapter aux machines plutôt que le contraire ? Dans ces conditions je vous laisse imaginer à quoi ressemblerait bien vite notre région... Plus de haies, plus de chemins creux... Et pourquoi pas tout goudronner, routes larges, bien droites, rien qui gêne ??? Rasez les collines, comblez les vallons ! Passez à l’aise belles machines : par ici l’autoroute ! Et pourquoi pas raser les maisons anciennes pendant que vous y êtes ? Elles sont si peu pratiques, difficiles à chauffer, pleines de recoins, elles ont même le culot de se mettre en travers des chemins... Vive le parpaing et le béton ! Et rasez moi tous ces arbres avec leurs feuilles qui tombent à l’automne, ça fait négligé et ça nuit au côté bien net recherché : je ne veux voir qu’une seule tête ! une, deux, une, deux, et marchez au pas, silence dans les rangs et au boulot, c’est du rendement qu’il nous faut ! Fini de rigoler, dehors ceux qui ne travaillent pas sur des engins d’au moins quatre mètres d’envergure ! vous n’avez pas droit au chapitre ! allez voir ailleurs et laissez nous ravager en paix !

    Non le Perche n’est pas encore la Beauce, mais si personne ne prend conscience de ce qui menace son identité, il risquerait bien vite de lui ressembler... A bon entendeur, salut !

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  • Mais alors, quelle est la vraie motivation du maire ? 6 août 2008 19:53, par Edith le piaf

    Voilà donc un maire qui refuse toute solution à l’amiable, qui décourage toutes les tentatives de conciliation que proposent Monsieur et Madame Bernard. Et Dieu sait que depuis huit ans ils ne sont pas avares en propositions qui leur ont coûté un bon petit paquet de pognon à en croire notre ami le pic-vert !... Etre allé jusqu’à acheter un terrain et être prêt à financer l’ouverture d’un nouveau chemin, voilà des administrés qui n’ont pas l’air d’être de si mauvais coucheurs !... Et malgré ça, le maire continue à faire la fine bouche : on croit rêver !!! Mais pourquoi tant de haine ? On finit par se demander si la vraie motivation du maire ne serait pas celle avancée par les propriétaires du Petit Cautier : vouloir se goinfrer leur maison après les avoir dégoûtés de rester vivre sur la charmante petite commune de L’Hermitière ? C’est vrai qu’on sait qu’il est gourmand, le bougre...

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  • Le maire et son équipe viennent de sortir un bulletin municipal où il est question du bien-être des habitants. Il est aussi question des actions entreprises pour améliorer ce bien-être. Alors je me pose 2 questions devant ce dossier du chemin des Gasseaux affligeant :
    - pourquoi le conseil municipal n’applique pas la stratégie annoncée ?
    - est-ce que le bulletin municipal ne serait-il pas qu’un outil démagogique ?

    Cette forme rhétorique délibéremment simpliste arrive un peu tôt ; les élections ne sont que dans 5 ans ! Bien que souvent usité, ce discours n’est pas flatteur pour ceux ou celles qui se laissent persuader.

    Alors Messieurs et Mesdames les Elus, partez à la recherche de l’intérêt général et soyez convaincants. Messieurs et Mesdames les Administrés, ne soyez pas que persuadés mais convaincus et exigez des preuves du fondement des idées politiques de vos élus.

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  • Avec le recul sur cette histoire, je m’apperçois à quel point le titre de cet épisode est significatif de la réalité du conseil municipal : « La force reste à la force ». Je n’avais pas bien vu toute la force de cette phrase avec son côté primaire et ancestral ; il fallait le trouver. Chapeau !

    Au delà de cette affaire, on peut supposer quel est le niveau de réflexion des conseillers municipaux pour résoudre une question.

    Merci au Pic Vert de synthétiser les moments caractéristiques de chaque épisode. Cela nous permet de mieux suivre les jalons de cette histoire incroyable.

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