Episodes précédents :
Une histoire de petit chemin ou comment changer un chemin creux en route pour poids lourds avec quelques tonnes de pierres en y baladant des riverains depuis deux lustres
Une histoire de petit chemin (2) ou comment le maire de l’Hermitière provoque les usagers à la guerre
Une histoire de petit chemin (3) : la drôle de guerre
Lire la nouvelle “Lettre ouverte” à Gilles de Courson
Il ne fait pas bon être un pied tendre quand on souhaite vivre sur le domaine de Monseigneur. Oh ! Vous qui arrivez ici, laissez tomber toutes croyances en la parole donnée (aimable fable pour romantiques attardés), en la justice (fariboles pour naïfs), en la raison (cause toujours...).
Pour faire respecter la première et la seconde et imposer la troisième, préparez-vous à vous battre sans désemparer, sans vous décourager.
Cet épisode en témoigne encore : sans solidarité face à l’arbitraire, force reste à la loi de Monseigneur. Force reste à la force.

- La clôture
- Photo du 6 avril 2008

- Après élagage
- La clôture ? Quelle clôture ?

- La haie de la maison
- Le 6 avril 2008

- Le reste de la haie de la maison
- Après « élagage »

- Haie de la maison
- Détail. De face.

- Derrière la haie
- Le ravage de la haie a un avantage : on voit clairement les fissures sur le mur probablement causées par les poids lourds.

- Elagage radical
Lettre ouverte à Gilles de Courson
Le 1er août 2008
Monsieur de Courson,
Vous venez de faire élaguer notre haie sans nous prévenir, sans même considérer nos propres élagages (2 en 2008) et leur conformité, sans considérer l’aggravation des dommages pour notre maison suite au nouvel usage du chemin, sans prendre en compte les réels besoins du nouvel exploitant. Vous venez tout simplement d’exécuter ce que vous avez dit lors du conseil municipal du 11 avril : « Je pense que, globalement, il faut qu’on trouve une solution. Pas parce qu’on passe devant votre maison, » en s’adressant à moi « mais parce qu’il faut trouver une solution pour les exploitations ». Qu’en est-il de l’intérêt général ? Vous venez par la même occasion de supprimer notre barrière en bois limitant notre propriété qui était déjà présente avant notre acquisition, c’est à dire il y a plus de quinze ans.
Nous venons d’avoir M. le Grezause au téléphone, de la commission voirie, avec qui nous étions en relation. Il n’est pas au courant de la situation.
Nous regrettons une fois de plus que vous ne respectiez pas vos engagements écrits d’il y a 8 ans car tout cela serait résolu durablement et à faible coût pour la commune. Nous regrettons aussi que votre résistance à les exécuter, soit fondée sur des informations erronées que vous diffusez en toute connaissance à votre équipe. Par ces actions vous faites perdre un temps précieux aux conseillers municipaux et de plus vous dépensez inutilement l’argent public.
Nous ne désespérons pas trouver une solution amiable et nous comptons sur vos conseillers qui ont fait preuve d’une volonté certaine pour comprendre et faire avancer ce dossier.
Christine et Alain BERNARD-D.
PS : ll nous a été rapporté à plusieurs reprises que vous souhaitiez acquérir notre maison Le Petit Cautier. Le Grand Cautier est devenu récemment votre propriété ; Le Petit Cautier ne le deviendra pas. Nous tenons à vous informer officiellement que nous ne sommes pas vendeurs et que nous comptons nous établir définitivement [1] sur la commune de l’Hermitière.
DIFFUSION : tous les membres du Conseil Municipal, Tribunal Administratif, Préfecture
Lire la suite : Une histoire de petit chemin (5) : Gilles de Courson sera-t-il un jour face aux juges ?