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Saint-Germain de la Coudre : Pourquoi nous refusons d’adhérer à la nouvelle charte du Parc naturel régional du Perche

mercredi 3 décembre 2008, par le Pic Vert

A l’unanimité, le conseil municipal de St-Germain de la Coudre a refusé d’adhérer à la nouvelle Charte qui lierait la commune au Parc pour 12 ans.
Le Pic Vert moqueur en a demandé les raisons à Danièle Mary, maire de la commune.

Sommaire :
- Rencontre avec Danièle Mary
- Les observations de Danièle Mary lors de l’enquête publique PNRP

Rencontre avec Danièle Mary

Le Pic Vert moqueur : Lors du dernier conseil municipal de St Germain de la Coudre (voir le Compte rendu du conseil municipal du 18 novembre 2008), vous avez décidé à l’unanimité des conseillers et par un vote à bulletins secrets de ne pas adhérer à la nouvelle charte du Parc naturel du Perche ce qui signifie que la commune sera exclue d’office du Parc puisque l’approbation de la Charte est la condition d’adhésion. Cette structure et ses prérogatives sont relativement inconnues des administréEs qui sont rarement consultéEs. Il n’y a eu aucun débat public organisé sur le canton sur le bilan de la décennie d’adhésion au pays du Perche ni sur le contenu de cette nouvelle charte. La procédure d’enquête publique, qui est un simulacre de consultation, est passée totalement inaperçue [1]. Que reprochez-vous à cette nouvelle Charte ?

Danièle Mary : Le projet de nouvelle charte diffusé sur le site du Parc, compte 129 pages avec les annexes. Qui l’a lu ? Moi-même, j’y ai passé plus de 100 h bien que ma formation [2] m’ait familiarisée avec ce genre de texte administratif.

Le conseil Municipal de St-Germain de la Coudre, contrairement aux conseils municipaux de beaucoup de communes, a étudié longuement les différentes orientations de la Charte et toutes les contraintes qui en découlaient eu égard au respect des engagements que la commune prendrait en cas d’adhésion à cette nouvelle Charte. L’étude de l’avant projet de cette Charte a commencé bien avant les élections municipales, je dirais même que dès 2006, le Conseil Municipal était régulièrement informé des avancées de l’avant projet de Charte. En 2007, lors d’une réunion de la communauté de communes, mon prédécesseur maire, Mme Bruneau, avait interrogé sur les obligations sous jacentes et non dévoilées des nouvelles chartes.

Qu’est-ce qu’un Parc naturel à l’origine ? C’est la reconnaissance au niveau national d’une forte valeur patrimoniale et paysagère, c’est le maintien de la diversité biologique des milieux, la préservation et la valorisation des ressources naturelles parfois inconnues jusqu’alors, la valorisation d’un patrimoine.

Quel est le bilan depuis 10 ans que le parc existe ?

Une prise de conscience de cet environnement, une éducation de notre comportement, du comportement de nos enfants vers un comportement raisonné qui passe par le tri sélectif, l’interdiction de construire en zone sensible, le respect des uns et des autres et de la nature. Si le Parc aide à cette prise de conscience, s’il permet à des associations d’aller dans les écoles pour sensibiliser à un comportement respectueux de la nature, de faire découvrir des richesses dont le citoyen n’a pas forcément conscience, s’il donne des outils, il est dans son rôle, un rôle de conseil. Chez nous, on a fait une étude environnementale, on a découvert des plants, des essences qui ne nous avaient jamais effleuré, si ça sert à découvrir des potentiels, si ça sert à faire découvrir le Perche aux touristes, le Parc est utile.

Le Parc a été vécu à l’origine comme une occasion de se regrouper pour faire découvrir notre territoire, pour le faire reconnaître au niveau national et que ça amène des visiteurs qui vont générer des retombées économiques.

Le Parc a publié de belles revues reprenant des textes du droit rural, des us et coutumes, de la documentation sur la faune et la flore etc. Cela prouve que nous n’avons pas tout dégradé, que notre richesse est là. Il est de notre devoir de la protéger consciencieusement. Mais avons-nous besoin des mesures contraignantes de la nouvelle Charte ?

Au départ, il avait été annoncé 15 emplois maximum. Aujourd’hui, il y a 35 personnes. Cela prouve qu’il y a eu un développement conséquent de la structure.
Entre-temps, le législateur lui a accordé, au travers des articles du Code de l’environnement relatifs aux parcs naturels un pouvoir accru. Pour avoir l’agrément, il a fallu présenter une nouvelle charte, qu’elle soit validée par les organismes compétents et acceptée par les communes.

La charte est un contrat qui engage les signataires

La signature de cette Charte est un engagement total de la collectivité à respecter tous les articles de la Charte et à les appliquer à la lettre ...Il s’agit bel et bien d’un contrat. Or, contrairement à ce qu’affirme le Président du Parc, cette nouvelle Charte n’est pas composée que de préconisations, de conseils, elle engage les signataires. S’il y a eu une enquête publique, cela signifie bien qu’il y a une réglementation, que la nature de l’adhésion a changé. Pour le premier Parc, il n’y a pas eu d’enquête publique.

Le législateur a voulu dans le cadre du renforcement du pouvoir de l’Etat que la procédure d’élaboration de Charte d’un PNR soit toujours engagée à l’initiative d’un ou des conseils régionaux.

Que lisons-nous dans l’argumentaire des parc régionaux : « Conformément à l’article L 333-1 du Code de l’Environnement, les signataires de la charte du Parc sont tenus d’en respecter les orientations et d’en appliquer les mesures dans l’exercice de leurs compétences respectives...
En particulier, les documents d’urbanisme des collectivités locales doivent être compatibles avec la charte. Dans le cas contraire, ils doivent être révisés... »

Cela veut dire que si la commune adhère à la charte, qu’elle soit déjà pourvue d’un document d’urbanisme, qu’il y ait un point non compatible avec la charte, la commune sera tenue de réviser le document, donc elle aura à nouveau des procédures et des charges financières à engager.

Une carte communale, un plan local d’urbanisme, cela coûte 25000 à 35000 euros pour une petite commune, en outre, certaines n’en voient pas la nécessité, à St-Germain, par exemple, on n’a pas jugé utile d’en élaborer un.

« L’État, à travers ses services et ses établissements publics aux niveaux régional et départemental, est également tenu de se conformer aux mesures de la charte...
Dans le cas où ces engagements
 », c’est à dire dans le cas où les engagements des uns et des autres, collectivités, État,... « ne seraient pas respectés, un recours peut être engagé auprès du Tribunal administratif », lit-on page 21 de l’argumentaire.

Ainsi, toutes les communes devront se doter d’un plan d’urbanisme pendant la durée de cette charte...

Le Pic Vert moqueur : soit 12 ans, quel que soit le changement de municipalité lors des prochaines élections.

Danièle Mary : Il y a actuellement 13% du territoire couvert par des parcs régionaux. Une partie des prérogatives qui avaient été accordés aux collectivités locales par la loi de décentralisation vont repasser sous le contrôle de l’Etat.

La nouvelle charte précise : « La loi Paysages de 1993 indique que les documents d’urbanisme des communes adhérentes de la Charte (SCOT, PLU, cartes communales) doivent être compatibles avec les orientations de celle-ci et avec les dispositions du Plan du Parc. »

Ce qui régit les parcs régionaux actuellement, c’est le Code de l’Environnement, et le Code de l’Environnement précise, à l’article R333-13 sur les parcs naturels régionaux : « En application de l’article L.333-1, doivent être compatibles avec les orientations et les mesures de la charte, notamment les schémas de cohérence territoriales, les plans locaux d’urbanismes ou les documents d’urbanisme en tenant lieu et les cartes communales. »

Dans la nouvelle charte, les communes associent le Parc à l’élaboration des documents d’urbanisme alors qu’auparavant, il n’était que consulté.
Le Parc devient ainsi le 1er barrage administratif et s’ajoute au véto éventuel de l’autorité administrative.

Le Parc instaure un pouvoir réglementaire

Dans l’argumentaire, p.28, on vous dit : « Un Parc naturel régional, ne disposant pas d’un pouvoir réglementaire spécifique, ne modifie en rien les règles générales applicables au droit de propriété, à la chasse, à la pêche…
Cependant, les communes et EPCI adhérant à la charte d’un Parc s’étant engagées à mettre en œuvre une démarche de qualité sur leur territoire, leurs habitants doivent se conformer aux dispositions spécifiques qu’elles seront amenées à prendre »
.
A partir du moment où les communes signent le contrat, s’engagent à l’appliquer, on instaure ce pouvoir réglementaire et on devient contrevenant si on ne le respecte pas.
C’est facultatif, on adhère ou on n’adhère pas, mais à partir du moment où on adhère, on doit avoir un total respect de toutes les obligations de la Charte.

A ce sujet, lorsqu’on interroge le président du Parc du Perche, M. Gérondeau, et qu’on lui demande qu’elles sont les obligations des communes, il répond qu’il n’y a pas d’obligations mais que des préconisations. Par contre quand on lui demande quel est l’engagement des conseils régionaux et généraux sur le plan financier, il nous répond que ces conseils ne pourront pas se soustraire à l’obligation de financement qui figure dans la Charte. Ex. la cotisation annuelle de la région Basse Normandie ne pourra pas être inférieure à 500 000 euros, c’est une obligation qui est imposée à la région Basse Normandie. Une obligation de même nature est imposée à la région Centre, au département de l’Orne, au département d’Eure et Loir, aux communes (la cotisation ne peut être inférieure à 1 euros par habitant, idem pour les CdC), je ne vois pas comment les termes de la Charte pourrait s’imposer à ces organismes s’ils n’étaient pas réglementaires, et qu’ils ne soient que des « préconisations » aux citoyens lambda.

Autre chose qui me gène énormément, c’est que « L’implantation de certains équipements peut poser problème sur le territoire d’un Parc naturel régional » (p.30 de l’argumentaire).
Deux cas peuvent se présenter : soit l’équipement est jugé compatible avec les dispositions de la charte du Parc : l’organisme de gestion du Parc propose aux partenaires concernés des modalités de réalisation assurant son intégration exemplaire dans le site concerné ; soit l’équipement est jugé incompatible : l’organisme de gestion a alors la responsabilité de fournir tous les éléments d’appréciation et de veiller à ce que les autorités compétentes ne l’autorisent pas.
« Au cas où les dispositions de la charte ne sont pas respectées, un recours au Tribunal administratif peut être engagé par l’organisme de gestion du Parc. »

On approuve la charte, on l’applique tout à la lettre, si un projet est considéré non conforme, ce n’est plus le préfet qui l’interdit, c’est le Parc qui intervient pour que les autorités compétentes interdisent le projet et le Parc a compétence pour exercer un recours.

Le Parc impose des pratiques agricoles

Autre chose : 78 % du Parc sont en surface agricole mais seuls les agriculteurs « bio » sont intégrés dans les réflexions du Parc.
Les agriculteurs sans label AB qui pratiquent une agriculture qui limite ses intrants et respecte l’environnement ont beaucoup de mal à valoriser leurs produits du terroir dans le Parc.

En outre, des pratiques agricoles vont s’imposer. Prenons les OGM. Alors que le Grenelle de l’environnement a posé des mesures de précaution, sans décision véritable, pour le moment, c’est le status quo, on étudie, le Parc interdit systématiquement. Même si l’Etat le permet, le fait qu’on soit dans le Parc l’interdira totalement.
Si demain l’Etat autorise les cultures OGM, un agriculteur de Préval, de la Sarthe va avoir le droit de faire des cultures OGM à plein champ qui seraient plus résistantes à certaines maladies tandis que l’agriculteur du Parc ne pourra s’adapter.

Le Pic Vert moqueur : C’est une mesure qui va plutôt réjouir les anti OGM.

Danièle Mary : Sans prendre position personnellement car je ne suis pas spécialiste, je m’élève aujourd’hui contre ce que j’appelle des affirmations gratuites et je pense qu’il eut été raisonnable que le Parc s’en remette à l’application pure et stricte des décisions prises par l’État.

La charte prescrit encore la généralisation des bandes enherbées. Je considère qu’elle est plus exigeante que la politique agricole commune.

La charte est aussi contraignante que la loi “littoral” ou la loi “montagne”.
Elle fait partie du même socle législatif et réglementaire.

A l’heure où les départements vont devoir être dotés de SCOT (schéma de cohérence territoriale), avons-nous besoin d’alourdir davantage la réglementation ?

Le Pic Vert moqueur : On peut dire un mot sur la représentativité des gestionnaires du Parc ? Je me souviens que, lors de la création du Parc, celui-ci avait été présenté comme l’émanation des communes, de toutes les communes du Parc. Bien des maires pensaient que cela se jouait à jeu ouvert et qu’ils pourraient y apporter leurs idées, y prendre des responsabilités. Quelle déconvenue quand ils s’étaient aperçus que tout était verrouillé par “l’oligarchie politique”, les députés, présidents de conseils, bref, les mêmes politiciens professionnels que d’habitude...

Danièle Mary : Actuellement, dans le comité syndical, les instances départementales et régionales disposent de 20 délégués porteurs chacun de 7 voix, donc elles ont 140 voix. Les communes adhérentes disposent d’un total de 138 délégués, donc on est minoritaires.

Dans le prochain comité syndical, les conseils généraux et régionaux auront à eux seuls 180 voix et les communes 138 voix. Si on y a ajoute les CdC, nouvellement admises, (15 voix) et 16 éventuelles nouvelles communes, cela fait 169 voix. Donc on reste minoritaires.

Région Basse Normandie, 3 délégués représentent 81 voix, le Centre, 2 délégués pour 54 voix, le département de l’Orne, 3 délégués pour 27 voix, et le département de l’Eure et Loir 2 délégués pour 18 voix.
Communes de - de 1000 habitants = 1 délégué ; communes de 1000 à 3500 habitants = 2 délégués ; communes de + de 3500 habitants = 3 délégués (1 délégué = 1 voix)..

Le Pic Vert moqueur : Vous ne craignez pas que St-Germain de la Coudre soit un peu isolé dans son refus ?

Danièle Mary : Notre commune est riche dans son patrimoine et il n’est pas d’actualité de le laisser à l’abandon.
Bellou le Trichard qui ne fait pas, jusque-là, partie du Parc dispose pourtant d’un patrimoine touristique dynamique. On peut préserver les richesses du Perche sans craindre l’épée de Damoclès représentée par les pouvoirs du Parc Naturel au travers de sa nouvelle Charte.

Le président du Parc, quand il apprend qu’une collectivité territoriale a voté contre, qu’elle refuse l’adhésion à la Charte, fait une tentative pour qu’elle revienne sur sa décision. Mais il faut savoir que la possibilité existe en sens inverse : si une commune a voté pour l’adhésion et qu’elle s’aperçoit, a posteriori, qu’elle n’avait pas tous les éléments pour se prononcer, elle peut abroger une délibération et revoter.

Les communes ont jusqu’au 31 décembre pour se prononcer.

Propos recueillis à St-Germain de la Coudre le 28 novembre 2008.

Liens utiles :
- Parcs naturels régionaux
- Parc naturel du Perche

Lire sur le même sujet :
- L’Hermitière : Le parc naturel du Perche recalé. Le conseil revotera.
- Perche Avenir Environnement : Nous ne cautionnons pas la nouvelle charte du Parc naturel du Perche
- La communauté de communes adhère à la charte du Parc naturel du Perche sous le chantage


Les observations de Danièle Mary lors de l’enquête publique PNRP

Messieurs les Commissaires Enquêteurs,

Déléguée suppléante au PNRP j’ai pu, en effet, vérifier ce que M. René Théotime affirme dans le communiqué précédent à savoir que la majeure partie des représentants au conseil syndical du Parc Régional du Perche sont des résidents secondaires, venant trouver pour leur week-end à la campagne la quiétude qu’ils n’ont pas en semaine. Une grande partie de ces délégués ont été nommés en 2001 par des Conseils Municipaux qui n’avaient pour la plupart pas maîtrisé l’importance des enjeux liés à l’appartenance à une telle structure (Parc Naturel Régional). Intégrés faiblement dans les conseils municipaux, plus ouverts à l’idéologie environnementale car très concernés par la pollution des villes, le « conseiller municipal d’origine citadine » s’est montré intéressé par les actions menées sous l’égide du Parc et c’est tout naturellement que les fonctions de délégué communal lui ont été confiées, les conseillers de souche du Perche ne se sentant pas particulièrement concernés. Beaucoup ont partagé le sentiment de « faire plaisir à l’arrivant extérieur » en lui confiant cette mission qui, dans beaucoup de communes, était jugée totalement secondaire, voire inutile …

Trop peu de délégués communaux rendent compte à leur Conseil Municipal de leur mission … de même qu’ils sont rarement interrogés … c’est un critère de fonctionnement dommageable dans beaucoup de communes, hélas !

Pour en avoir beaucoup parlé autour de moi, j’ai découvert que la population dans son ensemble ne se sentait pas du tout concernée par l’élaboration d’une nouvelle charte ! Elle pense qu’il s’agit d’une publicité au sens large « du Perche » pour le tourisme, « on va parler du Perche », mais elle ne pense pas qu’il puisse y avoir au travers et après l’approbation de la Charte des mesures restrictives et réglementaires !

Contrairement à ce qu’affirme le Bureau Syndical, la population n’est pas informée ! La Charte dans sa mouture est beaucoup trop complexe, trop longue, trop idéologique, pour être comprise par le citoyen ordinaire. Qui a le temps aujourd’hui de lire et d’analyser un document de presque 100 pages ? Je m’interroge sur le nombre de citoyens venus dans les différentes communes du Parc, consulter le dossier mis à l’enquête : il aurait du y avoir un condensé genre de « résumé non technique », abordant les thèmes concrets et à la portée de tous ! Le citoyen ordinaire se serait sûrement senti plus concerné !

Observations sur la grande orientation 1 et notamment sa Priorité Stratégique 1 : agir pour la biodiversité et la préservation des ressources naturelles

Les études ont démontré que le territoire du parc présente un potentiel écologique tout à fait correct et il est important en effet de le conserver. Si ce potentiel existe, c’est que les Percherons ont su dans l’ensemble, le préserver dans leurs actions au quotidien : ils n’ont pas attendu qu’une entité administrative soit créée pour réfléchir sur la réelle nécessité de cette préservation. A Saint Germain de la Coudre, la « vallée de la Même » n’a jamais été classée en zone vulnérable. Ce qui veut dire que les activités agricoles ont été menées de manière raisonnable et qu’aucune pollution n’a jamais été enregistrée. En témoigne aussi le nombre de CTE (contrats territoriaux d’exploitation) qui ont été signés ou envisagés avant d’être supprimés par le gouvernement Raffarin en 2002. Il s’agissait là d’un acte volontaire de l’agriculteur.

Dans les CTE figurait obligatoirement un diagnostic économique et un diagnostic environnemental. Chez nous, agriculteurs « non bio » mais très attentif à l’environnement (nous réalisons des analyses de sol depuis plus de 25 ans !) le diagnostic environnemental a été effectué en partenariat avec le Parc Naturel Régional du Perche et s’est révélé très concluant. Sur proposition du Parc, nous avons accepté qu’un inventaire écologique soit effectué sur notre exploitation. Celui-ci, effectué à 95 % en 2002-2003 n’a jamais été achevé … pourtant il témoignait d’une richesse de la faune et de la flore intéressante selon le technicien … l’article 1.3 de la Charte s’intitule « enrichir et transmettre sur la nature » : Est-ce que cette étude effectuée sur notre exploitation aboutira un jour ?

Cependant je constate que le Parc réalise actuellement un inventaire des zones humides sans toutefois expliquer les enjeux de cette future cartographie.
Comme pour la nouvelle Charte, une explication sommaire au départ « le Parc réalise une cartographie … »
Que pour ce faire, des réunions sont organisées avec uniquement des écologistes, et des agriculteurs « bio », les autres ne sont ni invités, ni consultés … des fois qu’ils manqueraient d’honnêteté !
C’est un tri sélectif ! Au cours de ces réunions de travail (lorsqu’elles existent, ce qui n’est pas le cas dans toutes les mairies où certains élus pas encore conscients des enjeux, ont seuls supervisé le projet de cartographie …) aucune explication n’est donnée sur les contraintes qui ne manqueront pas d’intervenir … d’ici quelques années : il suffit d’étudier le dossier du SAGE de l’Huisne pour comprendre les enjeux …

Pourquoi le Parc au travers de ses actes, agit-il toujours dans le dos de la population ? Aujourd’hui et d’une manière générale, la population est de plus en plus attentive à l’environnement.

Peut-on faire confiance à une entité qui passe sous de belles phrases alambiquées non compréhensibles de tous, des futures règlementations draconiennes ?

Que la reconnaissance des zones humides soit faite, je n’y suis pas hostile , bien au contraire … mais pas n’importe comment ! je constate par exemple :
- que des terres drainées par des tuyaux en poterie au début du XX siècle, laissées quelques années en friches (poteries déplacées, apparition d’une flore des zones humides …vue sur orthophotoplan ) se sont ré assainies dès lors que le nouvel exploitant a tout simplement ré-emboîté deux tuyaux …
- que sur une même parcelle 2 variétés de blé différentes apparaissent sous 2 couleurs différentes … une apparaît en zone humide
- qu’une confusion existe entre zone d’expansion de crue (crue inférieure le plus souvent à 1 jour) et zone humide
- qu’une confusion existe entre prairie humide et zone de culture humide … mais qu’est ce qu’une zone de « culture humide » : aucun agriculteur ne comprend cette expression …

Par ailleurs, n’y a-t-il pas discordance entre les SDAGE, SAGE de l’Huisne, PNR qui oeuvrent pour le maintien, l’entretien voire l’expansion des zones humides pour la préservation des écosystèmes (mais avec pour conséquence la prolifération des moustiques, moucherons …) et les directives sanitaires nationales mises en œuvre pour la lutte contre les culicoïdes , moucherons vecteurs de la fièvre catarrhale [3](désinsectisation obligatoire des animaux) …
La sauvegarde des cheptels bovins et ovins destinés à maintenir la production de viande, de lait .. donc à nourrir la population … passe inévitablement par une désinsectisation des troupeaux (éradication incertaine estimée pour dans 20, 30 ans ?…) mais à quel prix pour les éleveurs si d’un autre côté, on préserve et favorise les milieux humides fastes à la prolifération des culicoïdes ?
Qui sera gagnant ? l’industrie pharmaceutique … d’une part, et l’importation de viandes et de lait provenant de pays où les contraintes sanitaires sont bien moins contrôlées et moins strictes qu’en France … En d’autres termes, l’agriculture est condamnée à disparaître dans certaines zones du Perche …

Enfin, seuls les producteurs dits « bio » seront reconnus et soutenus dans la Charte du Parc, seront-ils suffisants pour assurer la production de la population française …

Observations sur la grande orientation 2 et notamment sa priorité stratégique 4 – gestion durable de l’espace et qualité de la construction

Je constate que dans le cas d’adhésion à la nouvelle charte, toute commune se trouve dans l’obligation d’établir avant 2020 avec l’appui du Parc un document d’urbanisme si elle n’en possède pas jusqu’alors.

L’établissement d’un tel document n’est pas sans incidence financière pour la dite commune. Cette obligation sera-t-elle compensée par une aide financière ? de quel(s) partenaire(s) ? et dans quelles conditions ? Cette obligation n’apparaît pas comme une priorité de gestion pour certaines petites communes qui ne disposent pas forcément des capacités financières…

Jusqu’à présent, le Parc jouait un rôle de conseil et donnait un avis consultatif à l’élaboration de tels documents. Dans la nouvelle charte, les communes sont tenues d’associer le Parc à la réalisation de leur document d’urbanisme et d’intégrer, toujours en cas d’adhésion, toutes les orientations, principes et contraintes référencées dans la charte … je crains fort que de nombreuses communes, si tentées qu’elles soient d’avoir une reconnaissance territoriale d’ensemble, refusent d’adhérer face à de telles obligations.

La volonté affirmée des responsables actuels du Parc de s’introduire dans les démarches urbanistiques des communes afin qu’elles soient « exemplaires » inquiète bon nombre d’élus. Si ceux-ci sont dans leur ensemble favorables à « ne pas faire n’importe quoi », ils estiment être suffisamment responsables pour mener à bien et de manière raisonnée et raisonnable l’urbanisation, lorsqu’elle est souhaitée, de leur commune. Une commune qui ne se développe pas est une commune condamnée à l’asphyxie !
Une commune aujourd’hui doit être gérée comme une entreprise sauf si sa disparition est souhaitée … et le développement d’une commune ne peut se faire sans urbanisation ! Donner des conseils lors d’un construction (vocation existante des C.A.U.E.), inciter à utiliser des matériaux nobles du terroir, préférer des constructions d’architecture « percheronne » ….doivent être des principes à privilégier uniquement dans des conditions de coûts équivalents aux conditions du marché actuel général.
Pourra-t-on continuer de construire dans les communes du Perche adhérentes sans dépenser plus que dans les communes non adhérentes ou communes limitrophes ??
Ne risque-t-on, sous prétexte de rechercher une architecture de qualité, de faire fuir les enfants issus de nos familles rurales … ne disposant pas des deniers nécessaires à la construction dite de qualité supérieure ??
Que cherche-t-on exactement ??
A transformer le Perche en « une réserve naturelle » dans laquelle seules les familles fortunées pourront investir ?
Je crains là encore qu’on incite plus à la ségrégation sociale qu’à la mixité sociale !

Enfin j’ai découvert avec une certaine stupeur que si l’Etat Français n’a pas encore pris de décision officielle quant à la culture en plein champ de productions agricoles faisant appel aux organismes génétiquement modifiés (Grenelle de l’Environnement, moratoire, études en cours ….), le Parc sans élément particulier (sauf s’il est mieux renseigné que la Nation) stigmatise d’office cette affaire et interdit toute forme de culture faisant appel aux OGM. 

A ce sujet, 2 possibilités :
-  soit la Nation adopte une interdiction de culture et on dira que le Parc a eu raison, qu’il était précurseur dans le domaine .
-  Soit la Nation autorise et réglemente les cultures OGM. et les exploitations du Parc ne pourront s’adapter, car l’interdiction demeurera applicable dans tout ce territoire … ces mêmes exploitations se trouveront alors confrontées à des coûts supplémentaires de production (quantité moindre, maladies des plantes …

Sans prendre position personnellement car je ne suis pas spécialiste (et en attente des résultats des recherches) je m’élève aujourd’hui contre ce que j’appelle des affirmations gratuites et je pense qu’il eut été raisonnable que le Parc s’en remette à l’application pure et stricte des décisions prises par l’Etat.

Pour conclure, je considère que cette Charte est beaucoup trop contraignante (bien plus que dans les autres Parcs Naturels, me semble-t-il) et que ses objectifs ne sont pas du tout clairement compris par la population.
Les conséquences à terme seront :
-  De moins en moins de demandes d’autorisation (pour ne pas essuyer un refus ou de nouvelles contraintes ) chacun « réalisera » dans son coin sans rien demander … entraînant
-  Un accroissement inévitable des procédures …(Si commune adhérente à la Charte ...)
-  Des relations entre citoyens qui se dégraderont de plus en plus (contrairement aux principes évoqués dans la priorité stratégique 13).

Fait à Saint Germain de la Coudre, le 8 février 2008

Danièle Mary

Notes

[1] elle s’est déroulée du 8 janvier au 8 février 2008

[2] D. Mary était secrétaire de mairie

[3] maladie pouvant avoir une atteinte mortelle sur les animaux (bovins et ovins) mais engendrant aussi une diminution considérable de la production de lait pour les animaux contaminés, ainsi que la baisse de la fertilité des animaux reproducteurs ….

82 Messages de forum

  • On comprend mieux.

    En parralèle de cet avis, un lien sur la charte elle-même serait utile pour apprécier certains détails à la source.

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    • Allez sur le site du Parc du Perche. La Charte est à télécharger en format pdf. Il n’y a pas de lien direct.

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    • inboufable la charte. les cols blanc ont bien travaille pas etonnant qu’on arrive pas a tout comprendre. du gros blabla qui va couter des sous . c nous les dindons de la farce lol

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    • Inventaire zones humides 7 décembre 2008 23:18, par Aurélien CABARET

      > Cependant je constate que le Parc réalise actuellement un inventaire des zones humides (…) Que pour ce faire, des réunions sont organisées avec uniquement des écologistes, et des agriculteurs « bio », les autres ne sont ni invités, ni consultés … des fois qu’ils manqueraient d’honnêteté.

      Je veux décrypter le cas de l’inventaire de St Germain qui parait ici en généralité. C’est une mauvaise lecture des évènements. Certes la concertation citoyenne fut faible et c’est regrettable mais il n’y a pas là matière à suspecter une conspiration, ni à caricaturer. L’agricultrice « bio » et « l’écologiste » n’ont pas été « invités ». L’un s’est proposé, l’autre a été proposé, dans les deux cas comme personne ressource, au titre de la participation citoyenne, et en aucun cas au titre « d’agriculteur bio » ou « d’écologiste ». A l’évidence la grossièreté « l’écologiste » me désigne. Pour rester dans ce registre, il faudrait pour désigner les deux élus qui ont participés à cet inventaire et qui sont par ailleurs liés à l’agriculture conventionnelle, que j’utilise les termes de « pollueurs » ou de « draineur de zones humides » mais je ne le fais pas car je ne bois pas de cette eau là. Et comment stigmatiser le président des pêcheurs qui a été consulté ? Je sèche…

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      • Inventaire zones humides 9 décembre 2008 14:34, par Danièle Mary, Maire de Saint Germain de la Coudre

        je vous remercie à l’avenir, lorsque vous aurez l’intention de reproduire mes écrits, de ne pas les sortir de leur contexte et de ne pas amputer mes phrases. J’ai écrit le 8 février 2008 : cependant je constate que le Parc réalise actuellement un inventaire des zones humides sans toutefois expliquer les enjeux de cette future cartographie. Comme pour la nouvelle Charte, une explication sommaire au départ « le Parc réalise une cartographie … » Que pour ce faire, des réunions sont organisées avec uniquement des écologistes, et des agriculteurs « bio », les autres ne sont ni invités, ni consultés … des fois qu’ils manqueraient d’honnêteté !

        Même si « toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire ou à entendre », je considère qu’il faut utiliser un langage clair, facilement compréhensible de tous. Ce n’est pas ainsi que la nouvelle charte est rédigée.

        Avant de prendre un engagement sur un contrat, il faut l’étudier et cela, nous, nous l’avons fait !

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      • Inventaire zones humides 19 février 2009 18:17, par le Pic Vert

        Un nouveau site, présenté ici et là comme « le site des habitants de St-Germain de la Coudre »(très ambitieux !) vient de naître.
        Pour le moment, il n’y a qu’un thème résumé dans le titre qui donne le ton : « Décision arbitraire du conseil municipal qui fait sortir le village du Parc Régional Naturel du Perche
        Aucune concertation avec les Habitants
        le Village se ringardise
         »

        Le site n’est pas interactif (pas de forum public), c’est quand même mieux quand on veut éviter la contradiction.
        Mais si on veut discuter de la « ringardise » promise, il offre une possibilité. Il y est écrit :
        - « Vous pouvez aller débattre sur le Pic Vert moqueur mais vos propos seront censurés s’ils s ’opposent trop fortement à leur idées et à la commune. » et le lien renvoie à cet article, plus précisément au commentaire d’Aurélien Cabaret du 4 décembre 2008 ci-dessus.
        Le 66 commentaires publiés sous cet article sont, comme chacunE peut en juger, affreusement pro-« commune ».
        Quand aux idées du Pic Vert sur la question, je mets au défi quiconque de les définir.
        Il y a eu effectivement des propos censurés, si on peut appeler « propos » des insultes, des procès d’intention ou des répétitions lassantes du genre « Mme Mary aime les OGM ».
        Si les commentateurs avaient laissé leur messagerie sous leurs « propos », le Pic Vert aurait pu leur expliquer en quoi ils étaient inacceptables.
        Mais les insulteurs aiment l’anonymat.
        A la suite de quoi, les forums de ce site ont été, pendant plusieurs jours, l’objet d’attaques, allez, pesons nos mots, dégueulasses, qui montrent que, pour ces gens qui combattent le prétendu « arbitraire » du conseil municipal de St-Germain, tous les moyens de nuire sont bons.
        Quand ils l’ont pu, les mêmes « démocrates » ont gommé sur d’autres sites tous les liens dirigés sur le Pic Vert moqueur.
        Qu’ils continuent de se servir de ce site comme d’un lieu de débats est pour nous un hommage.

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    • Pour commencer, je remercie Danièle MARY de contribuer au débat.

      >Cette structure et ses prérogatives sont relativement inconnues des administréEs qui sont rarement consultéEs. C’est oublier la consultation de 2006, au début du processus d’élaboration de la charte. Les personnes qui réclament plus de participation citoyenne à l’heure où c’est aux élus de se prononcer ont-elles seulement répondu à cette consultation ?

      >Chez nous, on a fait une étude environnementale, on a découvert des plants, des essences qui ne nous avaient jamais effleuré, si ça sert à découvrir des potentiels, si ça sert à faire découvrir le Perche aux touristes, le Parc est utile. Sauf erreur, il s’agit ici d’un diagnostic environnemental des exploitations agricoles qui ont été quelques peu proposés aux agriculteurs. A ne pas confondre avec l’inventaire du patrimoine naturel de la commune. Selon mes valeurs, le Parc doit plutôt servir à faire connaître le Perche à ses habitants !

      >Le Parc a publié de belles revues reprenant des textes du droit rural, des us et coutumes, de la documentation sur la faune et la flore etc. Cela prouve que nous n’avons pas tout dégradé, que notre richesse est là. (…) Mais avons-nous besoin des mesures contraignantes de la nouvelle Charte ? Par obscurantisme et conservatisme, on peut considérer que tout va bien, que les pratiques actuelles (plus ou moins anciennes) permettent de conserver le patrimoine naturel donné et de conserver notre environnement dans un état de qualité satisfaisant. Aux lumières des connaissances récentes à l’échelle nationale, ou à l’échelle locale avec le parc, on peut aussi prendre conscience que le patrimoine naturel s’est réduit et se réduit toujours aujourd’hui telle une peau de chagrin, que la qualité de l’environnement n’est pas satisfaisante, que ce n’est pas avec les recettes du passé que l’on va inverser la tendance.

      >Or, contrairement à ce qu’affirme le Président du Parc, cette nouvelle Charte n’est pas composée que de préconisations, de conseils, elle engage les signataires. Je suis de ceux qui pensent que le Parc, à l’expérience des 10 dernières années n’en fait pas assez, qu’il est trop dans le simple conseil, qu’il est trop insignifiant, qu’il est beaucoup de vent, de belles intentions, qu’il est trop dans le soin de l’apparence et que la nouvelle charte encore plus que l’ancienne affiche des objectifs trop ambitieux pour qu’il en soit autrement. Alors que le décalage entre la théorie (les objectifs) et la pratique est patent, que son action est à l’évidence peu significative, je trouve que c’est un comble que le Parc soit attaqué sur les objectifs comme si soudainement il allait devenir significatif. Il ne faut pas être plus royaliste que le roi !

      >Une carte communale, un plan local d’urbanisme, cela coûte 25000 à 35000 euros pour une petite commune, en outre, certaines n’en voient pas la nécessité, à St-Germain, par exemple, on n’a pas jugé utile d’en élaborer un. Ces documents ne coûtent pas seulement, ils sont utiles, entre autre et selon les cas, pour permettre d’œuvrer concrètement dans la protection du patrimoine naturel*, d’œuvrer concrètement en matière d’environnement au sens large ou plus particulièrement en matière de paysage, d’éviter l’urbanisation triviale, et sauf erreur d’écarter les intérêts particuliers sur les énormes plus value des terrains constructibles. Ils permettent de mener une réflexion profonde, intéressante, partagée par les citoyens, sur l’avenir du territoire communal et de le cadrer, plutôt que de réserver les décisions conséquentes, irréversibles, telles que l’urbanisme à la discrétion de quelques personnes à l’humble compétence, fut-elles les élus communaux.

      * Par exemple, c’est une opportunité de valoriser la démarche d’inventaire, non exhaustif, du patrimoine naturel qui a été opérée sur la commune et qui est resté sans suite. Idem plus récemment avec l’inventaire plus spécifique des zones humides, un peu bâclé mais qui peut servir de brouillon pour une démarche plus sérieuse sur le sujet et qui pourrait utilement être intégrée à un document d’urbanisme.

      >Dans la nouvelle charte, les communes associent le Parc à l’élaboration des documents d’urbanisme alors qu’auparavant, il n’était que consulté. Le Parc devient ainsi le 1er barrage administratif et s’ajoute au véto éventuel de l’autorité administrative. Selon le parti pris, le parc sera le garde fou, le premier conseiller, au regard des objectifs communs des communes adhérentes, plutôt que le « premier barrage administratif ».

      >On peut préserver les richesses du Perche sans craindre l’épée de Damoclès représentée par les pouvoirs du Parc Naturel au travers de sa nouvelle Charte. Que de suffisance !

      > Les études ont démontré que le territoire du parc présente un potentiel écologique tout à fait correct (…)Que le terme est impropre ! Il n’y a pas un « potentiel » à développer, il y a un patrimoine dont la consistance essentielle est de s’être formé naturellement au fil des siècles (je pèse mes mots). L’homme n’a fait que de le réduire telle une peau de chagrin, donc pas de potentiel à développer en ce sens. Et je précise que je ne parle précisément pas des haies. Mais aux vues des autres propos je suppose qu’il faut entendre que le Perche a un patrimoine naturel et environnemental relativement préservé et que cela représente un potentiel touristique exploitable.

      > Si ce potentiel existe, c’est que les Percherons ont su dans l’ensemble, le préserver dans leurs actions au quotidien. Non. La volonté de préservation est toute récente (et toute relative). L’état actuel est le résultat de processus naturels et d’actions de l’Homme qui se lisent sur une échelle de temps conséquente. Les Percherons n’ont pas « su » le préserver, c’est plutôt qu’ils non pas su ou pas pu le dégrader plus au regard des « objectifs » qui étaient les leurs.

      > A Saint Germain de la Coudre, la « vallée de la Même » n’a jamais été classée en zone vulnérable. Ce qui veut dire que les activités agricoles ont été menées de manière raisonnable et qu’aucune pollution n’a jamais été enregistrée. Que d’obscurantisme ! On retrouve ici la posture exprimée il y a quelques mois avec le SAGE de l’Huisne. Niant la conséquente démarche d’élaboration du SAGE de l’Huisne et en particulier l’état des lieux qui reconnaît l’état de dégradation important des cours d’eau de la commune, le conseil a déclaré naïvement que tout va bien sur la commune, qu’elle n’a pas besoin du SAGE.

      >l’entretien voire l’expansion des zones humides pour la préservation des écosystèmes (mais avec pour conséquence la prolifération des moustiques, moucherons …) (…) on préserve et favorise les milieux humides fastes à la prolifération des culicoïdes ? Que de fantasme sur les moustiques. Désolé pour le sarcasme, mais c’est une croyance moyenâgeuse. On est toujours prêt à diaboliser un animal pour masquer les vraies raisons d’un problème, certainement par naïveté mais c’est de la manipulation. Bref, cet argument n’est pas sérieux.

      En toute cordialité.

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      • Argumentaires en faveur du parc 15 décembre 2008 22:50, par Aurélien CABARET

        Un petit groupe de personne a pris l’initiative de rédiger un argumentaire en faveur du parc et m’a contacté pour le mettre à disposition. Le voici.

        Les documents d’urbanismes sont donnés comme un argument de la décision du conseil. Voici l’avis d’une personne qui connait mieux l’urbanisme que moi.

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    • Dites Oui au Parc 8 décembre 2008 23:24, par Aurélien CABARET

      Le compte rendu de la réunion du conseil municipal indique que c’est à l’unanimité que le conseil s’est prononcé contre le Parc.

      Je ne peux pas croire que l’unanimité de la décision du conseil représente l’opinion publique de St Germain. Je suis favorable au Parc Naturel Régional du Perche et j’aimerai que les personnes qui sont attachées à St Germain et du même avis, quelques soit leurs arguments, expriment leur opinion auprès du conseil municipal. Dans ce sens j’ai initié une pétition, à signer sur papier ou par internet.

      Contact : Aurélien CABARET 02 33 25 57 98

      http://pagesperso-orange.fr/aurelus/ouiauparc/oui.htm

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      • Dites Oui au Parc 9 décembre 2008 08:09, par Danièle Mary, Maire de Saint Germain de la Coudre

        La signature d’une Charte est un engagement total de la collectivité à respecter tous les articles de la Charte et à les appliquer à la lettre ...Il s’agit bel et bien d’un CONTRAT ; La commune ne refuse pas la discussion constructive avec les membres du Parc, cependant la Charte telle qu’elle est rédigée ne nous convient pas. La Commune et ses habitants qui le souhaitent, sont à même de conserver une relation intelligente avec le Parc, tant que ses dirigeants possèdent une ouverture d’esprit permettant un libre échange d’opinions et d’idées. Le Conseil Municipal ne souhaite pas sortir du Parc mais refuse la Charte, c’est différent.

        Le syndicat mixte du Parc décidera des relations qu’il voudra maintenir ou initier.

        extrait de l’art 2 des statuts du syndicat mixte du Parc naturel Régional du Perche : « Il (le syndicat) peut être amené à passer des conventions avec des communes ou groupements de communes non adhérentes (à la charte) pour des actions s’inscrivant dans les objectifs de la charte. »

        A bon entendeur

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        • Dites Oui au Parc 9 décembre 2008 21:12, par Aurélien CABARET

          > Le Conseil Municipal ne souhaite pas sortir du Parc mais refuse la Charte, c’est différent.

          Je veux bien concevoir cette différence mais en phase d’élaboration de la Charte. Concrètement, nous sommes en phase d’approbation de la Charte, soit on dit oui et on reste dans le Parc, soit on dit non et on sort du Parc. A ce stade, je ne vois pas comment on peut dire non à cette charte et esperer rester dans le parc, et ce quelques soient les conventions passées ponctuellement car il n’y a pas de mariage partiel.

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          • Dites Oui au Parc 10 décembre 2008 00:14

            Tout n’est pas à jeter dans la charte et cette idée de convention est idéale.
            C’est d’ailleurs comme ça qu’elle aurait due être conçue : une libre association sur certains objectifs.
            Pourquoi obliger toutes les communes à tout accepter ?

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            • Dites Oui au Parc 10 décembre 2008 09:52

              excellente remarque ! oui vous avez tout à fait raison

              les communes devraient pouvoir choisir librement leur adhésion ou non adhésion ........à certains objectifs mais il en est bien autrement ....

              Il faut TOUT accepter ou TOUT refuser. Devant la prise de responsabilité, il paraît en effet plus aisé de TOUT accepter mais à quand, la découverte du revers de la médaille ? surement avant l’expiration de cette nouvelle charte.

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            • Dites Oui au Parc 10 décembre 2008 19:49, par Aurélien CABARET

              >C’est d’ailleurs comme ça qu’elle aurait due être conçue : une libre association sur certains objectifs. Pourquoi obliger toutes les communes à tout accepter ? A mon sens, parcequ’il ne s’agit pas d’une simple coopération entre commune mais parceque c’est plus ambitieux, qu’il faut une cohérence des actions et surtout être en mesure d’accepter des contraintes pour espere avoir les « bénéfices » commun. Comme dans le mariage, c’est « pour le meilleur et pour le pire »

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  • À la page 24 de l’argumentaire des parcs régionaux, est précisé : « ... si la révision de la Charte n’est pas jugée satisfaisante ou n’a pas abouti, l’Etat peut ne pas renouveler le classement : le parc est alors déclassé de fait. »

    Qui peut apporter une explication sur ces 2 termes : « satisfaisante » et « abouti ». Cela permettra de mieux comprendre les enjeux d’une non adhésion et surtout de connaître les seuils de non renouvellement du parc.

    Après une lecture transversale de la révision de la Charte, je me pose trois questions :
    - quelle enquête publique ? ;
    - quelle synthèse de la nouvelle Charte ? ;
    - pourquoi un étage de plus dans la gestion des territoires et des hommes ?

    Sur ce dernier point, la Parc Régional interviendrait directement par le biais des communes signataires, dans la vie locale. Après la commune, la communauté de communes, le canton, l’arrondissement, le département et la région, voici venu le nouvel entrant dans cet enchevêtrement d’aministrations pour les administrés et avec l’argent des contribuables.

    À quand une remise à plat des compétences et des ressources administratives au lieu d’empiler les strates d’organisations où l’inefficience n’est plus à prouver ?

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    • Des éléments de réponse :
      - Parce qu’il s’agit d’un projet de territoire, que ce territoire est définit par des éléments naturels et culturels dont les limites ne concordent pas avec les découpages administratifs préexistants.
      - Parce qu’il s’agit d’un projet de territoire qui favorise l’initiative locale, donc décentralisé. Le parc est géré par des élus locaux plutôt que par l’administration d’Etat.

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  • Commentaires sur les réponses de Mme Mary : « Le Parc a été vécu à l’origine comme une occasion de se regrouper pour faire découvrir notre territoire, pour le faire reconnaître au niveau national et que ça amène des visiteurs qui vont générer des retombées économiques. »

    Le Parc est vécu par elle essentiellement sous un angle touristique permettant de générer des retombées économiques, et peu comme un espace à préserver.

    « Il est de notre devoir de la protéger consciencieusement. Mais avons-nous besoin des mesures contraignantes de la nouvelle Charte ? » (…) « Or, contrairement à ce qu’affirme le Président du Parc, cette nouvelle Charte n’est pas composée que de préconisations, de conseils, elle engage les signataires. S’il y a eu une enquête publique, cela signifie bien qu’il y a une réglementation, que la nature de l’adhésion a changé. Pour le premier Parc, il n’y a pas eu d’enquête publique. »

    C’est bien là que le bât blesse : tout le monde est d’accord pour protéger, pour autant qu’il n’y ait pas de contraintes et qu’on laisse la liberté de détruire au nom d’autres contraintes, économiques ou présentées comme telles dans une vision à court terme.

    « Dans la nouvelle charte, les communes associent le Parc à l’élaboration des documents d’urbanisme alors qu’auparavant, il n’était que consulté. Le Parc devient ainsi le 1er barrage administratif et s’ajoute au véto éventuel de l’autorité administrative. »

    C’est pourtant logique : il faut qu’il y ait une cohérence globale, et que tous les textes administratifs soient compatibles. Ce n’est pas une barrière de plus, mais le rappel des autres barrières possibles.

    Ensuite, elle confond (volontairement sans doute) l’opposabilité aux décisions administratives avec l’opposabilité aux tiers. Passons.

    « On approuve la charte, on l’applique tout à la lettre, si un projet est considéré non conforme, ce n’est plus le préfet qui l’interdit, c’est le Parc qui intervient pour que les autorités compétentes interdisent le projet et le Parc a compétence pour exercer un recours. »

    C’est heureux : trop de préfets cèdent lorsque des pneus brûlent devant la préfecture. D’autre part c’est incohérent puisque le recours se fait devant un Tribunal administratif (TA). Il y a donc débat contradictoire.

    « Autre chose : 78 % du Parc sont en surface agricole mais seuls les agriculteurs « bio » sont intégrés dans les réflexions du Parc. Les agriculteurs sans label AB qui pratiquent une agriculture qui limite ses intrants et respecte l’environnement ont beaucoup de mal à valoriser leurs produits du terroir dans le Parc. »

    Le Parc n’est pas la France, et il y a un très fort déficit d’approvisionnement en bio, malgré les coups bas que leur font les ‘’intensifs’’.

    « Le Pic Vert moqueur : C’est une mesure qui va plutôt réjouir les anti OGM.  Danièle Mary : Sans prendre position personnellement car je ne suis pas spécialiste, je m’élève aujourd’hui contre ce que j’appelle des affirmations gratuites et je pense qu’il eut été raisonnable que le Parc s’en remette à l’application pure et stricte des décisions prises par l’État. »

    Les affirmations gratuites sont celles des pro-OGM qui prétendent « nourrir la planète » avec des plantes résistant à la maladie, mais tentent en vantant des OGM qui n’existent pas de nous fourguer des OGM qui ne résistent qu’à leurs herbicides (Roundup essentiellement).

    « La charte prescrit encore la généralisation des bandes enherbées. Je considère qu’elle est plus exigeante que la politique agricole commune. »

    Mauvaise foi : la PAC n’a rien à voir là-dedans. C’est le SDAGE qui impose des bandes enherbées : mesures 2B2, 2B3, 2C, 2C1. Toutefois ces mesures concernent essentiellement les « Zones vulnérables », mais l’Orne en fait partie. Les ZV sont les zones dans lesquelles les taux de nitrates sont proches ou dépassent 50 mg/litre dans les eaux de surface ou souterraines. Le département étant à cheval sur deux bassins (Loire-Bretagne et Seine-Normandie), je n’ai pas la liste des communes concernées pour le second bassin. Tout les secteurs d’Alençon et d’Argentan en font partie. En eaux souterraines, le secteur de Mortagne en est à 27 mg, et en augmentation. Idem pour les eaux superficielles.

    « conseiller municipal d’origine citadine » (…) « les conseillers de souche du Perche ne se sentant pas particulièrement concernés. Beaucoup ont partagé le sentiment de « faire plaisir à l’arrivant extérieur » en lui confiant cette mission qui, dans beaucoup de communes, était jugée totalement secondaire, voire inutile … »

    Bon, ça , ça pue. En résumé, on veut bien l’argent du citadin, mais pas son opinion.

    « La Charte dans sa mouture est beaucoup trop complexe, trop longue, trop idéologique, pour être comprise par le citoyen ordinaire. »

    C’est bien connu : NOUS avons le savoir, les AUTRES ne savent pas. Discours habituel d’élus et de décideurs : si le citoyen, défini une fois pour toute comme ‘’ignorant’’ et qu’on se gardera bien d’instruire, commence à donner son avis, ou pire à participer, mais où va-t-on, n’est-ce pas ? Côté démocratie, il y a encore du boulot...

    « Les études ont démontré que le territoire du parc présente un potentiel écologique tout à fait correct et il est important en effet de le conserver. Si ce potentiel existe, c’est que les Percherons ont su dans l’ensemble, le préserver dans leurs actions au quotidien : ils n’ont pas attendu qu’une entité administrative soit créée pour réfléchir sur la réelle nécessité de cette préservation. »

    La réalité démontre exactement le contraire : la dégradation du patrimoine naturel. D’ailleurs le public ne s’est pas trompé sur un point dans les réponses au questionnaire sur le SDAGE : il incrimine directement l’agriculture (en tête avec 49% des réponses sur la dégradation).

    « A Saint Germain de la Coudre, la « vallée de la Même » n’a jamais été classée en zone vulnérable. Ce qui veut dire que les activités agricoles ont été menées de manière raisonnable et qu’aucune pollution n’a jamais été enregistrée. En témoigne aussi le nombre de CTE (contrats territoriaux d’exploitation) qui ont été signés ou envisagés avant d’être supprimés par le gouvernement Raffarin en 2002. Il s’agissait là d’un acte volontaire de l’agriculteur. »

    On ne peut pas se vanter d’avoir « protégé » des secteurs quand on n’a fait que les ignorer. Ou alors il faudrait démontrer qu’on a pris des mesures spécifiques pour cette protection. C’est bien plus le relief qui a protégé les espaces, les rendant inaptes à la dégradation. Quant aux CTE, ils étaient surtout une façon d’aller chercher de la subvention pour des secteurs dont on savait bien qu’ils étaient inaptes à l’agriculture intensive. Ce qui n’était pas idiot car cela revenait à subventionner le maintien en bon état pour ceux-là et éventuellement d’autres. C’est la FNSEA qui a demandé et obtenu cette suppression par Raffarin.

    « Cependant je constate que le Parc réalise actuellement un inventaire des zones humides sans toutefois expliquer les enjeux de cette future cartographie. »

    Il est probable qu’il s’agit d’un contrat attribué au Parc. Si cette personne connaissait un peu son travail de maire, elle saurait que chaque département doit faire un inventaire des zones humides, c’est une obligation réglementaire. C’est pour cela que les projets de drainages sont si nombreux en ce moment : se dépêcher de supprimer les ZH avant qu’elles ne soient protégées.

    « … des terres drainées par des tuyaux en poterie au début du XX siècle, laissées quelques années en friches (poteries déplacées, apparition d’une flore des zones humides …vue sur orthophotoplan ) se sont ré assainies dès lors que le nouvel exploitant a tout simplement ré-emboîté deux tuyaux … »

    Conclusion : une terre non drainée ou une zone humide est « malsaine »

    « …qu’une confusion existe entre prairie humide et zone de culture humide … mais qu’est ce qu’une zone de « culture humide » : aucun agriculteur ne comprend cette expression … »

    Ils le font exprès ou quoi ? Une prairie, même non-naturelle, n’est pas une culture.

    « Par ailleurs, n’y a-t-il pas discordance entre les SDAGE, SAGE de l’Huisne, PNR qui oeuvrent pour le maintien, l’entretien voire l’expansion des zones humides pour la préservation des écosystèmes (mais avec pour conséquence la prolifération des moustiques, moucherons …) et les directives sanitaires nationales mises en œuvre pour la lutte contre les culicoïdes , moucherons vecteurs de la fièvre catarrhale [3](désinsectisation obligatoire des animaux) … »

    Discours classique : confusion volontaire entre marécage et zone humide. Et après on se plaint de sécheresse, on réclame de l’eau pour irriguer etc…

    « La sauvegarde des cheptels bovins et ovins destinés à maintenir la production de viande, de lait .. donc à nourrir la population … »

    Ca c’est carrément malhonnête. La production de viande est responsable de 9% des émissions carbone, 18% des GES. Il faut 10 kg de céréales pour faire 1 Kg de bœuf, 1500 litres d’eau pour faire 1 kg de céréales et 15000 pour un kg de viande sur pied. Tant qu’on reste dans l’extensif, ça va encore, même si nous mangeons beaucoup trop de viande. La suppression des zones humides est destinée à faire entrer l’agriculture dans le cycle maïs/bovins intensifs avec ses variantes cochons et volailles.

    « Je constate que dans le cas d’adhésion à la nouvelle charte, toute commune se trouve dans l’obligation d’établir avant 2020 avec l’appui du Parc un document d’urbanisme si elle n’en possède pas jusqu’alors. L’établissement d’un tel document n’est pas sans incidence financière pour la dite commune. Cette obligation sera-t-elle compensée par une aide financière ? de quel(s) partenaire(s) ? et dans quelles conditions ? Cette obligation n’apparaît pas comme une priorité de gestion pour certaines petites communes qui ne disposent pas forcément des capacités financières… »

    Les documents d’urbanismes sont obligatoires à terme, avec ou sans parc. Pour le reste, on voit bien ce que sont les zones pavillonnaires en périphérie des petites villes et des villages : la banlieusardisation du territoire. Les maires sont très mal placés pour juguler cette tendance.

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    • J’ai lu avec attention votre commentaire mais il me semble que vous ne faîtes pas la distinction entre un courrier adressé aux commissaires enquêteurs le 8 février 2008 dans lequel je n’ai pas personnellement trouvé d’avis (pour ou contre la charte) mais seulement des commentaires, qui, je pense, auraient du servir à renseigner les commissaires enquêteurs sur l’état d’esprit de la population concernée par l’application de cette nouvelle charte, et un interview datée de novembre 2008 qui explique le vote d’un conseil municipal. Vous avez cependant le mérite de dévoiler quelques uns des enjeux qui ne semblent pas avoir été portés à la connaissance des populations concernées .... à quand la transparence des décisions de l’Etat ?

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      • Discours classique : confusion volontaire entre marécage et zone humide. Et après on se plaint de sécheresse, on réclame de l’eau pour irriguer etc…

        « La sauvegarde des cheptels bovins et ovins destinés à maintenir la production de viande, de lait .. donc à nourrir la population … »

        Ca c’est carrément malhonnête. La production de viande est responsable de 9% des émissions carbone, 18% des GES. Il faut 10 kg de céréales pour faire 1 Kg de bœuf, 1500 litres d’eau pour faire 1 kg de céréales et 15000 pour un kg de viande sur pied. Tant qu’on reste dans l’extensif, ça va encore, même si nous mangeons beaucoup trop de viande. La suppression des zones humides est destinée à faire entrer l’agriculture dans le cycle maïs/bovins intensifs avec ses variantes cochons et volailles.

        « Je constate que dans le cas d’adhésion à la nouvelle charte, toute commune se trouve dans l’obligation d’établir avant 2020 avec l’appui du Parc un document d’urbanisme si elle n’en possède pas jusqu’alors. L’établissement d’un tel document n’est pas sans incidence financière pour la dite commune. Cette obligation sera-t-elle compensée par une aide financière ? de quel(s) partenaire(s) ? et dans quelles conditions ? Cette obligation n’apparaît pas comme une priorité de gestion pour certaines petites communes qui ne disposent pas forcément des capacités financières… »

        Les documents d’urbanismes sont obligatoires à terme, avec ou sans parc. Pour le reste, on voit bien ce que sont les zones pavillonnaires en périphérie des petites villes et des villages : la banlieusardisation du territoire. Les maires sont très mal placés pour juguler cette tendance.

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    • les éclaircissements que vous apportez me semblent très pertinents mais j’aimerais savoir la signification de ANPER-TOS VDL ??? merci.

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    • Bandes enherbées et Zones Vulnérables 7 décembre 2008 21:15, par Aurélien CABARET

      Eh bien si. Les bandes enherbées étaient préconisées auparavant mais c’est bien la PAC par la conditionnalité des aides qui a permis de les mettre en oeuvre de manière significative. Le Perche n’est pas en zone vulnérable. Et oui, il est relativement « préservé » mais il n’y a pas à aller loin au-delà pour trouver une ZV.

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  • Voilà, c’est fait !La limite du PNR du Perche se rapproche. Il suffit de regarder le panneau annonçant votre entrée sur ce territoire entre Préval et St Germain:un gros trait noir en travers !!!

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  • Avant de s’exclure du parc du perche, il faudrait savoir pourquoi les autres communes y restent.Peut-être n’ont elles rien compris en lisant la charte. Cette décision peut coûter cher aux habitants de Saint Germain, à commencer par une dévaluation immobilière.

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  • Il faudrait savoir si d’autres villages se retirent du Parc, s’ il n’y a que Saint Germain, cela apparaîtra comme un « claquement de porte » et isole le village de la communauté qui elle continuera de s’ouvrir et d’aller de l’avant. Saint Germain se distinguera plus encore comme étant d’un autre temps, ringard. Le village s’isolera et aura bien du mal à réussir une communication extérieure positive enthousiaste et ouverte. Le peu de patrimoine culturel dont il bénéficie ne suffira pas à surmonter la mauvaise image provoquée par le « bouche à oreille » qui se développera autour de sa décision de sortir du Parc. Les artistes, les artisants s’installeront ailleurs. On aurait même pu développer sa communication et son prestige, au lieu de ça, l’ image du village va s’appauvrir. Quels arguments et quelle communication va-t-il présenter vers l’extérieur, de quoi va-t-il parler. Un village n’est pas seulement un endroit paisible ou se loger, travailler, etc...c’est aussi une fierté et un élément de convivialité d ’échanges. En claquant la porte du Parc, Saint Germain claque sa porte au monde extérieur. Au-delà des contraintes administratives, c’est l’ âme de Saint Germain qui s’éteint.

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  • Bien compris vous aimez les OGM et les cultivateurs pollueurs vous ne pensez pas futur mais plaisir.Ne confondez pas jouissance et responsabilité. n’écoutez pas .l’avenir vous inscrira sur le monument de la betise humaine.qui mourituri te salutante my latinus is not perfect j’ai quitté le lycée il y près de 50 ans.scusate me

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  • L’apocalypse, dites vous, les mots démesurés sont dérisoires et prouve le manque d’arguments sensés. Soyons sérieux, l’apocalypse est justement ailleurs dans les attitudes et prise de position de ceux qui ne respectent pas le principe de précaution ceux qui polluent ou prônent les OGM(s). La Rouge ne signera pas non plus la charte. Avez vous trouvé d’autres village dans ce cas ? Il ne sont pas nombreux...

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  • D’ailleurs, le panneaux « Parc du Perche » rayé sur la RD 7 , c’est du vandalisme mais sur une route pourrie ça fait couleur locale, les environs de St germain donne pas envie qu’ on s’y attarde. On s’est tomper de panneaux en plus c’est pas celui-là qui fallai rayé.

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  • Ne pas signer la charte c’est un peu se dédouaner de contraintes environnementales, Mais je ne vois pas ce que les artisans et artistes ont à voir avec celà

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    • Pendant que vous vous masturbez intellectuellement afin de savoir si la charte est bonne ou pas, la planète continue à se dégrader à toute vitesse. Cette charte à au moins le mérite de poser les bonnes questions : doit-on continuer à laisser chacun faire ce qu’il veut, oû il veut, n’importe comment sans se soucier des conséquences sur le voisinage, l’environnement, la santé, la beauté d’une nature préservée. J’espère sincèrement que ceux qui ont choisi de ne pas voter cette charte ne se le verront pas reprocher dans l’avenir par leurs enfants. Aujourd’hui il y a une chose que l’on peut affirmer : On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas...

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      • La charte pose-t-elle les bonnes questions ? En tout cas, elle ne donne pas les bonnes réponses : il n’y a rien dans la Charte sur l’environnement (regardez la prise de position négative de Perche Avenir Environnement sur ce site), il n’y a même pas une commission Environnement au Parc !, le président du Parc répète partout que le Parc ne peut rien faire contre les industries polluantes qui pourront faire ce qu’elles veulent où elles veulent : « ce n’est pas de notre compétence » dit-il.
        Il faut arrêter de faire peur aux gens en leur faisant croire qu’ils vont à la catastrophe si leurs communes n’adhèrent pas au Parc.
        Le Parc du Perche n’est rien d’autre qu’un label commercial pour écouler les produits locaux.

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        • label commercial pour écouler les produits locaux ?

          Oui, bien sûr et c’est même clairement écrit dans la charte. N’est-ce pas cela qu’on appelle le développement durable ? Si on consomme local, c’est en faveur de l’emploi local et du maintien du tissu social sur le territoire. Consommer local c’est moins de camions sur les routes donc moins de pollution.

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        • C’est amusant de penser que ce qui est positif est négatif ; « ce n’est qu’un label pour écouler des produits locaux », et alors, ce n’est pas péjoratif, c’est même très bien de vendre ses produits locaux. Les investissements étrangers touristiques et immobiliers irons ailleurs qu’a St Germain, cela compte beaucoup pour eux de savoir qu’il sont dans un lieu français prestigieux classé et protégé. Je pense que le débat sur la sortie du parc du Perche aurai mérité d’ être élargi vers les habitants. On ne nous a pas démontré EN QUOI IL EST AVANTAGEUX DE NE PAS SIGNER LA CHARTE . Par opposition, faire parti du Parc on sait ce que cela peu apporter surtout en image de marque. De plus, on pourrai au moins informer d’une façon claire les habitant (par affichage sur les panneaux municipaux) , contrairement au textes gavants du début de cet article auquel personne ne comprend rien , et qui a pour but de noyer le poisson. Mais la communication fait défaut

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          • « c’est même très bien de vendre ses produits locaux »
            Ben oui, c’est très bien, mais si on doit vivre comme dans une réserve d’indiens auxquels les touristes viendront lancer des cacahouètes pour que quelques producteurs locaux vendent leurs produits label Perche qui ne sont même pas bio, cela ne va pas du tout.

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          • « la communication fait défaut » , je suis pas d’accord car l’exemple est que sur ce site je vois les conseils de saint germain de la coudre et aussi ceux de la communauté de communes , je n’ai plus besoin d’aller les lire sur les tableaux d’affichage mais je sais qu’ils sont aussi affichés ; il suffit d’y aller voir. Et je viens de pioché ce paragraphe de la réunion du 18 novembre,

            Parc Naturel Régional du Perche : adhésion à la nouvelle Charte – décision Le Maire rappelle au Conseil qu’elle avait, lors de la réunion du 9 septembre 2008, invité tous les conseillers municipaux à venir en mairie étudier le projet de la nouvelle Charte du P.N.R.P. Ensuite elle rend compte des conclusions tirées à l’issue de la réunion de travail de 4 heures du 13 novembre dernier : ➢ L’adhésion à cette nouvelle Charte entraîne un respect total de tous les éléments annoncés dans la Charte. ➢ La nouvelle Charte impose à la commune la réalisation d’un document d’urbanisme qui devra impérativement être compatible avec toutes les orientations et mesures de la Charte. ➢ La Commune de Saint Germain est située en limite du périmètre du PNRP. La commune limitrophe de Préval (Sarthe) est totalement libre en matière de développement urbanistique et autres … ➢ L’adhésion à la première charte n’a présenté aucun intérêt économique à la commune. ➢ Le Parc n’apporte pas de subventionnement aux collectivités. ➢ La nouvelle Charte ne présente aucune mesure d’accompagnement financier des obligations qu’elle impose. ➢ La Charte du PNRP possède des orientations obligatoires qui dépassent le rôle consultatif du Parc (existant dans la Charte précédente). ➢ La Charte d’un Parc Naturel Régional est un des éléments d’un socle législatif et réglementaire au même titre que la loi littoral, la loi montagne et les directives territoriales d’aménagement. Ces éléments imposent systématiquement leurs orientations à tout autre document administratif existant ou qui viendrait à être créé.

            A l’issue de cette présentation, Mme le Maire demande aux membres du Conseil s’ils ont des éléments nouveaux à apporter. A défaut, Mme Mary appelle à voter à bulletin secret. L’adhésion à cette nouvelle Charte est refusée à l’unanimité.

            je pense qu’à saint germain, au moins, ils ont réfléchi avant de voter ... même si on n’est pas d’accord sur leur choix, on peut qu’être satisfait de leur méthode de travail, c’est pas fait à la légère ...une décision dérange toujours quelqu’un

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  • « Si demain l’Etat autorise les cultures OGM, un agriculteur de Préval, de la Sarthe va avoir le droit de faire des cultures OGM à plein champ qui seraient plus résistantes à certaines maladies tandis que l’agriculteur du Parc ne pourra s’adapter. » Hors de propos, l’Etat n’a encore pas autorisé les OGM.  En sortant du Parc, ceux qui veulent faire des OGM pourront les cultiver.José Bauvais viendra arracher des OGM et enfin on parlera de Saint Germain mais en MAL C’est comme la vache folle ou les ondes électromagnétiques des portable sans oublier l’ amiante ; on laisse faire et on pleure après. Au diable le principe de précaution.Libre à l’agriculteur de Préval de prendre des risques.

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    • Loi no 2008-595 du 25 juin 2008 relative aux organismes génétiquement modifiés :

      Dispositions communes aux parcs nationaux et aux parcs naturels régionaux, article L-335-1 ainsi rédigé : Les parcs nationaux et les parcs naturels régionaux peuvent, avec l’accord UNANIME des exploitants agricoles concernés, exclure la culture d’organismes génétiquement modifiés sur tout ou partie de leur territoire, sous réserve que cette possibilité soit prévue par leur charte.

      Exposé sommaire : Les parcs nationaux et les parcs naturels régionaux sont des acteurs incontournables du développement durable en France. Parmi les missions qui leur sont allouées, ils ont une mission de protection, de conservation et de valorisation du patrimoine naturel et de la biodiversité des territoires classés sous leurs labels. L’impact de la coexistence des cultures d’organismes génétiquement modifiés avec des cultures non OGM et des espèces sauvages n’a pas été aujourd’hui précisément évalué. Il s’agit donc de reconnaître aux parcs nationaux et aux parcs naturels régionaux, la faculté d’exclure les cultures OGM.

      A la grande tristesse des apiculteurs et des associations de défense de l’environnement qui envisagent de saisir la justice, l’utilisation du pesticide Cruiser est désormais permise jusqu’en mai 2009 a dit le ministère de l’agriculture.

      « Unanimité sur les OGM », j’ai des doutes avec la FNSEA qui se gardera bien de refuser les OGM.

      En attendant le cruiser peut toujours faire des ravages dans le parc.

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      • Vous avez raison gg, dire non a la charte c’est la porte ouverte aux OGM, les conseillers de st Germain semblent ne pas l’avoir compris.

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        • GG dit le contraire : il dit que le Parc ne protège pas contre les OGM puisqu’il faut l’unanimité des exploitants pour interdire les OGM !
          Si tous les exploitants refusent les OGM, que ce soit dans ou hors du Parc, il n’y aura évidemment pas d’OGM. C’est une lapalissade.
          Et si quelqu’un s’avisait de cultiver des OGM près de chez nous, nous sommes assez nombreux qui refusons les OGM pour aller l’en dissuader, pacifiquement.

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        • Je ne suis malheureusement pas aussi optimiste que vous.

          En 2007, les élus verts du conseil régional Ile de France se sont alarmés de l’implantation d’une parcelle de céréale transgénique sur la commune de Milly la Forêt (Essonne) au sein du Parc du Gâtinais lieu d’exploitations bio et de production du miel bien connu, alors même que la Région s’est déclarée « Région sans OGM » ! A ma connaissance et d’après mes recherches, il y a eu au niveau du Parc, QUE la réaction de Jean Marc Brulé, conseiller général Vert d’Ile-de-France et vice-président du PNR.

          En fait se sont des militants anti OGM qui ont trouvé la première parcelle de maïs transgénique de l’Essonne.

          Et si le collectif « pas d’OGM dans mon Gâtinais »avec l’aide des « Verts » n’avaient pas été là, il y a lieu de penser que la parcelle serait passée inaperçue.

          Le texte de Loi dit qu’il faut l’accord UNANIME des exploitants agricoles. Or on sait bien que des agriculteurs adhérents à la FNSEA (majoritaire) ne serons pas d’accord pour exclure les OGM.

          Et je répète l’utilisation du pesticide Cruiser est désormais permise jusqu’en mai 2009. C’est grave. Et le Parc ne se positionne pas du tout sur les pesticides.

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  • - « soit la Nation ceci, soit la Nation cela » « Soit la Nation autorise et réglemente les cultures OGM. et les exploitations du Parc ne pourront s’adapter, car l’interdiction demeurera applicable dans tout ce territoire … ces mêmes exploitations se trouveront alors confrontées à des coûts supplémentaires de production (quantité moindre, maladies des plantes » N’inporte quoi, on pense avec des suppositions « coût supplémentaire de production » mais les gens qui prônent les OGM prétendent sauver l’humanité alors qu’il ne connaissent pas les conséquences sur la nature et produisent avec leur OGM du biocarburant qui tout le monde le sait nourri surtout les 4 x 4 .Les pro OGM dont certains se prononcent sur ce site font une injure aux gens mal nourris du Monde.Ce sont des égoïstes qui utilisent l’argument de nourrir la planète pour faire encore plus de profits.Eux éviterons d’en consommer.Dire que les plantes vont être Malades est aussi infondé.Mais les Agriculteurs intensifs sont plus fort que les Dieux ou Dieux ; ils savent ce que les vaches doivent manger : de la farine de viande, « l’homme a trouvé ça tout seul ! ». Quel orgueuil ! Ils savent mieux que d’autres que les bovins sont carnivores, alors que la vache mange de l’herbe depuis la nuit des temps.Tant d’ erreurs graves, pesticides, vache folle, cruiser, remembrement. Ils vous diront que l’état l’autorise, mais la vache folle l’ état l’avait autorisé.L’état ne sait rien il demande toujours à l’ extérieur ce qu’il faut faire, Bref aucune sagesse, aucune précaution pour les générations futures, rien que de l’avidité .Dans éGOisMe il y a OGM. 

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  • Vous prenez comme exemple BELLOU qui ne fait pas parti du Parc du Perche, mais à Bellou le Trichard, il n’y a pas de commerçants qui peuvent y perdre... Non, c’est une décision qui n’a aucun intérêt sauf pour ceux qui n’ acceptent pas les contraintes sur l’environnement. La plupart des habitants est pour rester dans le Parc. Une décision égoïste qui n’a d’intérêt que pour quelques-uns. Les habitants, on s’en fiche...

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  • Notre Maire Madame Mary, qui est contre le Parc ; est-elle pour ou contre les OGM. Est-elle pour ou contre les éoliennes. Est-elle pour ou contre la polution existante des rivières. Est-elle pour ou contre l’élevage intensif ?

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    • Bonjour,
      GG a expliqué plus haut comment le Parc ne pouvait rien contre les OGM et les pesticides anti abeilles.
      Pour le reste, voici les déclarations de M. Gérondeau, président du Parc, lors du conseil municipal de l’Hermitière du 16 décembre :
      A propos de l’élevage porcin intensif : « On n’est pas du tout opposé au hors sol. » Citant un élevage industriel précis : « Il est respectueux de l’environnement, les plans d’épandage sont sérieux, on les surveille de près et on essaie d’éviter les épandages sur des terrains en pente. »
      La souffrance animale entassés dans ces « camps de concentration », le non respect de l’animal ne font apparemment pas partie des préoccupations des chefs du Parc.
      Il ajouta : « Le Parc ne décide pas au niveau des filières. Le préfet nous demande notre avis. 9 fois sur 10, il décide le contraire. »
      A propos de l’assainissement : « Ce n’est pas de notre compétence. »
      Question d’un conseiller : « Fournissez-vous au moins une aide technique ? »
      Réponse de Gérondeau : « Non, ce n’est pas de la compétence du Parc. »
      A propos de l’éolien : « Le Parc et favorable a tout ce qui est énergie renouvelable. Sur l’éolien, il n’a pas de politique. Les petits éoliens (moins de 12m) sont prévus. Pour les autres, on inscrit une réflexion sur un schéma de sensibilité à l’éolien." »
      A propos de la pollution industrielle : « Le parc n’a aucune compétence. »
      Question d’une conseillère : « Quand vous parlez de développement économique, vous pensez à qui ? »
      Gérondeau : « Artisanat, produits du terroir. »
      Un autre conseiller : « Le Parc a au moins un droit de regard sur des industries responsables de pollutions ? »
      Gérondeau : « Non, c’est le pouvoir de l’Etat. »

      Le conseil municipal de l’Hermitière a voté pour la Charte deux jours plus tard.

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      • La Charte du Parc n’est pas clair, c’est évident. La Réponse de Mme Mary, notre Maire est quant à elle embrouillée et obscure, c’est évident.

        Ma question est clair : Mme Mary notre Maire est-elle pour ou contre les OGM ? Est-elle pour ou contre les élevages intensifs ? Est-elle oui ou non contre les éoliennes ? Est-elle oui ou non pour la destructions des haies ? Est-elle oui ou non pour la protection de l’Environnement.

        Mes questions demande une seule réponse : oui ou non.

        Merci ne ne pas diluer les avis des uns et des autres. Chacun doit prendre position : C’est Oui ou Non.

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  • LE PARC DU PERCHE S’AGRANDIT, Plus de nouvelles communes y adhèrent, Mais les 134 ccommunes et les nouvelles se sont trompées, SAINT GERMAIN DE LA COUDRE BRILLE PAR SA GLOIRE !!!!!, c’est St Germain qui est dans le bon chemin en se retirant.Quelle erreur ont faite ses communes ah ah ah ah

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  • Madame le maire organise un « pot » pour la nouvelle année et invite toute la population de St Germain de la Coudre le 16 janvier. Elle va sûrement essayer d’embobiner les citoyens comme elle a embobiner les conseillers pour le retrait du village du Parc. Drôle de façon démocrate d’agir, de communiquer et d’expliquer pourquoi après la décision.Quelle hypocrisie !!!! Que de manipulations

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  • Il semble que la commune reviendra très vite dans le Parc....

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    • Bon, aller, on en passe un, après tout un psychiatre y verrait sans doute une signification. Ce M. CS, identifié après enquête comme Christian S., de St-Germain de la Coudre, s’ennuie beaucoup à la maison. Il lui arrive d’envoyer quotidiennement jusqu’à 20-25 de ce genre de « messages » sur le Pic Vert moqueur.
      Ce monsieur a décrété que le Pic Vert moqueur était le véhicule masqué du diable en personne : Mme la maire de son village. Et comme il dédie sa vie à la chasse au diable avec tous les moyens, y compris les plus ignobles, il s’emploie avec une sorte de folie maniaque à terrasser le Pic vert.
      Ce monsieur semble avoir pioché ses idées de la démocratie dans les autodafés de tous les totalitarismes.
      Le Pic vert vient de se doter d’un antispam. Chercher à prendre l’antispam en défaut, voilà qui va donner quelques activités à notre inquisiteur désoeuvré dans les jours prochains.

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      • Madame Titaux

        Vous ne pouvez pas m’accuser ouvertement sur votre site de tribune libre ; le Pic-vert-moqueur en prenant de simples initiales comme appui. Juste avec l’IP, on peut savoir chez quel FAI est une personne mais c’est tout ! sans mandat d’un juge compétant, il est impossible d’avoir les coordonnées de la personne. Imaginez si c’était le cas les problemes ihérent aux réseaux P2P.Et si le FAI vous donne des coordonnées, c’est lui qui ne repecte pas les obligations de la CNIL. Au regard de la CNIL, je vous demande de ne pas émettre mon nom sans autorisation ni droit d’opposition sur une tribune publique alors que le pic vert propose l’anonymat.(http://www.cnil.fr/index.php?id=1680) Je vous demande donc à l’amiable de supprimer cet article désobligeant qui met en cause ma personne au lieu d’une autre que de plus je connais .

        salutations

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  • Merci Madame Titaux de retirer cet article qui m’accuse alors que celui qui vous envoi ces soi-disant textes indéchifrables comme celui que vous publier là, a les mêmes initiales que moi : cs. Le préjudice porté a mon nom par votre accusation est grave.

    Christian Simonian

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  • « Autre chose : 78 % du Parc sont en surface agricole mais seuls les agriculteurs « bio » sont intégrés dans les réflexions du Parc. Les agriculteurs sans label AB qui pratiquent une agriculture qui limite ses intrants et respecte l’environnement ont beaucoup de mal à valoriser leurs produits du terroir dans le Parc. »

    Ceci est Faux

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  • d’autant qu’avec la WI-FI, les ondes sur une box peuvent traverser des maisons

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  • Il est possible avec ce retrait du Parc, que les habitants de Saint Germain de la Coudre voient leurs impôts locaux augmenter car les subventions vont peut être diparaitre, nous verrons cela l’an prochain, surveillons de près.

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  • On nous a invité à voter pour le Parc en nous promettant une agriculture respectueuse de l’environnement.

    Or, on apprend que le bureau du Parc naturel régional du Perche lors de la réunion du mois de juillet a approuvé le projet d’extension de porcherie de La Galésière, à Vichères.

    Ce projet avait déjà été présenté en 2007 et abandonné,croyait-on, à la suite d’une grosse mobilisation.

    Il s’agissait d’une extension à 2600 porcs. Plus de 4 500 tonnes de lisier par an, des surfaces d’épandage qui vont s’étendre sur plusieurs communes, sans parler de la torture que constituent ces formes de ce que l’on ne plus nommer élevage.

    A quoi sert donc le Parc s’il ne veut pas respecter ses propres objectifs ?

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